Le groupe Smartmatic-Steria fournirait le système de vote électronique

21/12/10 à 10:57 - Mise à jour à 10:57

Source: Datanews

La nouvelle solution de vote électronique pour le gouvernement tant fédéral que flamand émanera du groupe franco-sud-américain Smartmatic-Steria. Du moins si le prototype et le test de celui-ci s'avèrent positifs. Ce n'est qu'ensuite qu'un contrat-cadre définitif d'une durée de 15 ans sera conclu. La valeur de ce contrat oscillerait entre 150 et 250 millions d'euros. Smartmatic est un spécialiste des systèmes d'e-voting. Cette entreprise a été créée en 2000 au Venezuela et est à présent installée en Barbade. Elle dispose de filiales en Europe: à Londres et à Amsterdam. Smartmatic s'est associée à l'entreprise française de services ICT Steria.

Le groupe Smartmatic-Steria fournirait le système de vote électronique

La nouvelle solution de vote électronique pour le gouvernement tant fédéral que flamand émanera du groupe franco-sud-américain Smartmatic-Steria. Du moins si le prototype et le test de celui-ci s'avèrent positifs. Ce n'est qu'ensuite qu'un contrat-cadre définitif d'une durée de 15 ans sera conclu. La valeur de ce contrat oscillerait entre 150 et 250 millions d'euros.

Smartmatic est un spécialiste des systèmes d'e-voting. Cette entreprise a été créée en 2000 au Venezuela et est à présent installée en Barbade. Elle dispose de filiales en Europe: à Londres et à Amsterdam. Smartmatic s'est associée à l'entreprise française de services ICT Steria. Celle-ci, conjointement avec Stesud, était déjà le fournisseur de services ICT du système de vote électronique précédent. Voilà qui pourrait donc faciliter la transition.

Il n'y a pas encore de confirmation officielle de la désignation de Smartmatic-Steria en tant que fournisseur. Mais les autres candidats en course, à savoir la néerlandaise Nedap et IBM Belgique, se sont vu notifier qu'ils n'étaient pas repris. La française Bull avait été évincée dès la procédure de sélection. Nedap et IBM disposent de quelques semaines encore pour aller en appel de la décision du gouvernement fédéral.

Smartmatic et Steria doivent d'ici février mettre au point un prototype (tant le matériel que le logiciel). "Ce n'est qu'au terme d'une évaluation du prototype développé et de son test qui sera effectué ensuite (entre mars et août, ndlr) que la décision sera prise quant à savoir si le nouveau système de vote électronique pourra effectivement être mis en place dans les communes qui le souhaitent", nous avait expliqué Margaux Donckier, porte-parole du ministre de l'intérieur, il y a quelques semaines déjà. "Si toutes les évaluations sont positives, un accord-cadre sera conclu avec l'entreprise qui aura été choisie, et les communes qui le souhaitent, pourront passer commande." L'objectif est d'être prêt avec le nouveau système d'ici 2012, date à laquelle nous devrons aller officiellement voter la prochaine fois.

Code-barres Le nouveau système fonctionnera encore en grande partie par voie électronique, comme avant, mais le vote sera également imprimé sur papier avec un code-barres. Voilà qui devrait faciliter le contrôle du vote et le recomptage éventuel. Cette solution découle d'une étude à grande échelle réalisée par des universités belges et consacrée au 'système de vote idéal'.

Le nouveau système de vote est le fruit d'un accord de collaboration entre le gouvernement fédéral et le gouvernement flamand. La Wallonie et Bruxelles n'y participent provisoirement pas, mais elles peuvent encore et toujours y adhérer, apprend-on. La Wallonie a déjà choisi une procédure propre, mais elle peut encore opter pour la solution du gouvernement fédéral.

Le projet a du reste accumulé beaucoup de retard. En septembre 2008 déjà, le SPF Intérieur lançait une adjudication publique pour le développement d'un nouveau système de vote électronique. Son coût devait osciller entre 75 et 175 million d'euros. Un second volet - un accord-cadre portant sur la mise en oeuvre et la fourniture du logiciel de vote et sa maintenance durant 15 années - a été estimé à 150-250 millions d'euros. Avant les élections de 2009 encore, six parties intéressées avaient introduit un dossier, mais les élections anticipées de 2010 ont tout postposé. Par la suite, la sélection a été ramenée à trois candidats, parmi lesquels le 'lauréat' sera choisi.

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