Le contrôleur allemand de la concurrence examine si Facebook n'a pas abusé de sa position dominante

02/03/16 à 16:20 - Mise à jour à 16:20

L'autorité allemande en charge de la concurrence a entamé une enquête à propos de Facebook. Elle veut vérifier si le site social américain n'a pas abusé des données de ses utilisateurs.

Le contrôleur allemand de la concurrence examine si Facebook n'a pas abusé de sa position dominante

© Reuters

Le contrôleur allemand de la concurrence examine concrètement les soupçons selon lesquels Facebook aurait abusé de sa position dominante dans le secteur de l'internet social avec ses conditions d'utilisation en matière de données. L'entreprise pourrait également avoir enfreint les règles de sécurité des données, apprend-on.

"Pour des services internet tels Facebook, qui tirent leur financement de la publicité, les données des utilisateurs sont extrêmement importantes", a déclaré Andreas Mundt, directeur du contrôleur allemand de la concurrence. "Voilà pourquoi il est essentiel d'examiner qu'à la lumière d'un abus possible la position dominante de l'entreprise sur le marché, les utilisateurs soient suffisamment informés sur la nature et le volume des données collectées."

Facebook collecte de différentes sources des données d'utilisateurs, afin que des entreprises intéressées puissent envoyer de la publicité ciblée. Mais les conditions d'utilisation auxquelles chaque utilisateur doit souscrire, sont malaisément compréhensibles, selon le service en charge de la concurrence. "Il existe un doute substantiel quant à l'admissibilité de cette procédure", y ajoute-t-on, surtout aux yeux de la loi allemande sur le respect de la vie privée. S'il y a un lien entre ce genre d'abus et la position dominante sur le marché, il se pourrait alors qu'il s'agisse d'un abus conformément à la loi en matière de concurrence.

L'autorité allemande en charge de la concurrence collabore étroitement avec la Commission européenne. D'autres contrôleurs nationaux sont aussi impliqués dans cette enquête.

L'entreprise a réagi ce mardi en se disant convaincue de suivre les règles en vigueur et vouloir collaborer activement avec l'autorité en charge de la concurrence.

En Allemagne, Facebook est depuis assez longtemps déjà aussi le point de mire de l'autorité en charge du respect de la vie privée. (Belga/WK)

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