Le CEO Combes met en garde: 'L'avenir d'Alcatel-Lucent est menacé'

15/10/13 à 16:13 - Mise à jour à 16:13

Source: Datanews

Le CEO Combes met en garde: 'L'avenir d'Alcatel-Lucent est menacé'

Selon le directeur Michel Combes, Alcatel-Lucent pourrait tout simplement disparaître. Tel est en teneur l'avertissement lancé par le CEO à l'adresse du personnel qui proteste contre le plan de restructuration annoncé.

Le groupe franco-américain a dévoilé cette semaine son projet de supprimer 10.000 postes de travail à l'échelle mondiale, dont 900 en France. Cette phase de licenciements serait inévitable et ferait partie du plan d'économies de la 'dernière chance' en vue de sauver l'entreprise de la faillite après plusieurs années de pertes.

Le plan de restructuration annoncé a soulevé un véritable tollé chez les syndicats. Ces derniers ont entre-temps appelé le personnel d'Alcatel-Lucent à manifester ce mardi dans les rues de Paris contre le projet de la direction de fermer à court terme plusieurs filiales, notamment à Toulouse et Rennes.

Le gouvernement français a lui aussi exprimé son mécontentement quant à cette phase de licenciements 'inévitable'. Le premier ministre Ayrault a demandé la semaine dernière aux 'responsables' d'Alcatel-Lucent d'adapter ce plan stratégique, en indiquant que la suppression d'emplois n'est pas la seule option. Dans tout autre cas, le plan de restructuration est inacceptable, selon le premier ministre français.

'Cette entreprise risque de disparaître', réagit le CEO Combes dans une interview accordée à Europe 1. Et d'ajouter que l'entreprise essuie des pertes depuis qu'Alcatel, 'naguère l'un des plus grands groupes en France', a fusionné en 2006 avec Lucent.

"Le plan de restructuration comprend des objectifs qui sont essentiels pour la pérennité de l'entreprise, mais il peut évidemment encore être amélioré", explique Combes. "C'est cela le but des négociations sociales qui débutent aujourd'hui", poursuit le CEO.

Michel Combes, qui tient les rênes d'Alcatel-Lucent depuis avril de cette année, affirme encore avoir renoncé au plan de son prédécesseur, Ben Verwaayen, d'interrompre toutes les activités du groupe en France. (Reuters/BO)

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