Le cauchemar du SARS

11/06/03 à 00:00 - Mise à jour à 10/06/03 à 23:59

Source: Datanews

Après avoir longuement hésité la semaine dernière, nous avons finalement décidé de partir cet été pour l'Asie.

Certes, l'Inde n'a pas été touchée (jusqu'ici) par le virus du syndrome de détresse respiratoire aiguë (SARS), ce qui n'empêche pas une certaine crainte. La Banque de Thaïlande a officiellement annoncé la semaine dernière que le pays avait recensé en avril 45% de touristes en moins par rapport à la même période de 2002, soit le plus faible taux de touristes depuis 8 ans. Ses voisins du Cambodge ne sont guère mieux lotis, même si aucun cas de SARS n'y a été décelé. Non seulement le secteur du touriste a été lourdement affecté par la (crainte de la) pneumonie atypique, mais l'industrie ICT a été touchée par cette maladie mystérieuse qui se répand dans le monde depuis plusieurs mois. Selon le cabinet d'études IDC, le marché ICT asiatique aurait subi une perte de chiffre d'affaires de 1 milliard $. Hong Kong serait proportionnellement le pays le plus frappé, avec une baisse de 2,9% de ses exportations. En chiffres absolus, la Chine serait la plus lourdement pénalisée, avec une perte de 550 millions $ sur un chiffre d'affaires annuel de l'ordre de 25 milliards $. Toujours selon IDC, la pneumonie atypique aurait même provoqué en Chine une consolidation dans le monde des revendeurs locaux de PC ciblant le marché grand public. Autre statistique: au niveau mondial, les investissements ICT devraient diminuer cette année de pas moins de 2,2 milliards $ au total, estime Aberdeen Research. Des chiffres qui en disent long, et encore, nous n'avons pas abordé l'aspect le plus pénible, celui des pertes humaines. Dans le pays le plus touché, à savoir la Chine, plus de 5.000 personnes ont été victimes de la SARS, et 330 d'entre elles sont décédées. Nous avons d'ailleurs été choqués de constater que l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) accusait la Chine de refuser de collaborer et de cacher certaines statistiques. Ceci contrairement à Hong Kong ou à Singapore qui ont collaboré activement aux études et recherches en laboratoire. Des accusations injustes donc et d'ailleurs légères face aux efforts déployés par les chercheurs dans le monde pour enrayer cette épidémie...

Nos partenaires