Le Benelux conservateur en matière de nuage et d'externalisation

12/10/15 à 13:37 - Mise à jour à 13:35

L'externalisation de l'IT est en croissance, mais au Benelux, cette progression est plus faible qu'ailleurs. Le nuage (cloud) n'y est pas non plus apprécié par tout le monde.

48 pour cent des entreprises du Benelux envisagent de recourir davantage à l'externalisation (outsourcing) dans les 2-3 prochaines années, contre 56 pour cent au niveau mondial. 35 pour cent des personnes interrogées au Benelux n'envisagent plus d'investir contre 29 pour cent sur le plan international.

L'étude s'intéresse au degré de satisfaction de l'externalisation IT et a été réalisée par KPMG. Elle a recensé 110 contrats d'externalisation au Benelux.

Le nuage est lui aussi moins apprécié au Benelux que dans les autres régions. 57 pour cent des entreprises du Benelux consacrent moins de dix pour cent de leur budget IT aux services cloud, contre 60 pour cent au niveau mondial. Mais l'écart est plus important sur le plan des entreprises qui ne dépensent rien dans les services cloud. C'est ainsi que trente pour cent des répondants à l'enquête au Benelux n'y consacrent aucun budget contre six pour cent au niveau international

La principale raison de ne pas faire le pas vers le nuage est à chercher, d'après l'étude, du côté de la réglementation et de la soumission. En outre, les risques en matière d'emplacement des données, de sécurité et de respect de la vie privée constituent aussi des obstacles.

En tout, 57 pour cent des participants à l'étude se déclarent par ailleurs satisfaits à très satisfaits de leurs fournisseurs de services IT, ce qui correspond à la moyenne mondiale. Mais chez les entreprises insatisfaites, la cause se situe souvent, selon KPMG, au niveau d'une piètre gestion du service, allant de paire avec une stratégie d'externalisation.

"Les études que nous réalisons année après année, révèlent un lien manifeste entre le degré de satisfaction et la gestion professionnelle de l'ensemble du cycle d'externalisation: de la formation stratégique jusqu'à et y compris la fin d'une relation d'externalisation", déclare Anthony Van de Ven, partner chez KPMG Advisory. "Nous souhaitons par conséquent inciter beaucoup d'organisations à adopter une approche de l'externalisation plus explicitement comme une question stratégique nécessitant une gestion et un contrôle permanents."

Les chiffres de satisfaction sont cependant nettement inférieurs à ceux enregistrés par une étude comparable de Whitelane Research plus tôt cette année, révélant que moins de dix pour cent des entreprises interrogées étaient insatisfaites de leur partenaire en externalisation. Mais cette étude lançait également l'avertissement, selon lequel l'entreprise doit suivre très attentivement son contrat d'externalisation.

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