La Ville de Libramont roulée par Belgacom?

04/06/10 à 09:18 - Mise à jour à 09:18

Source: Datanews

Belgacom a vendu à la Ville de Libramont un terrain tellement pollué qu'on ne peut bâtir dessus. La Ville voulait revendre ce terrain à un promoteur qui promettait de construire une supérette surmontée d'appartements. Le bourgmestre est en négociations avec Belgacom, rapporte l'édition luxembourgeoise de L'avenir. Au moment d'envisager le terrassement du terrain, il s'est avéré que le sol était pollué par de la créosote, une substance qui provient de la distillation de la houille.

La Ville de Libramont roulée par Belgacom?

Belgacom a vendu à la Ville de Libramont un terrain tellement pollué qu'on ne peut bâtir dessus.

La Ville voulait revendre ce terrain à un promoteur qui promettait de construire une supérette surmontée d'appartements. Le bourgmestre est en négociations avec Belgacom, rapporte l'édition luxembourgeoise de L'avenir.

Au moment d'envisager le terrassement du terrain, il s'est avéré que le sol était pollué par de la créosote, une substance qui provient de la distillation de la houille.

La créosote était notamment utilisée par le Chemin de fer pour imprégner des traverses. Le bâtiment de Belgacom ayant été construit dans les années '50 sur un terrain qu'avait exploité la SNCB avant la Guerre, la pollution ne date certainement pas d'hier.

Assainir le site en excavant coûterait trop cher. "Nous avons été grugés dans cette affaire", regrette le bourgmestre Pierre Arnould (MR).

Selon la Ville, le promoteur pourrait construire son magasin pour autant qu'on ne terrasse pas. Des pieux seraient plantés dans le sol et une membrane d'étanchéité serait installée.

Il n'y a pas de problème sanitaire", précise le bourgmestre. "Mais le promoteur s'est renseigné chez un notaire qui lui a indiqué qu'avec la pollution, la future construction perdrait de la valeur". Le promoteur n'envisage donc plus de construire des appartements au-dessus du magasin.

Le bourgmestre est en négociations avec Belgacom pour que la Ville ne perde pas trop. "Mais si Belgacom ne voulait rien entendre, il serait encore temps d'aller en justice", prévient le bourgmestre.

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