La Jupiler League n'est pas du football américain

24/11/06 à 00:00 - Mise à jour à 23/11/06 à 23:59

Source: Datanews

La semaine dernière, le CIO de WWF Gregory Smith, auteur du livre 'Straight to the Top' (cf. Data News n° 37 du 3 novembre), était l'un des orateurs du principal événement annuel de l'association belge de réseaux ICT CIOnet.

Stef Knaepkens, chroniqueur de Data News et fondateur de Kite Consultants, a testé plusieurs idées de Smith à propos de la position du CIO (sur base d'une étude américaine), via le réseau CIOnet, par rapport à l'expérience et à la vision du CIO belge. Et qu'en ressort-il? Qu'outre les similitudes logiques, il existe toute une série de différences entre la position du CIO chez nous et aux Etats-Unis. C'est comme si on comparait la Jupiler League au football américain, affirme Knaepkens sous forme de boutade, sans s'exprimer sur l'intérêt ou sur la valeur des deux compétitions.Le CIO belge est moins actif au niveau opérationnel que son collègue américain: voilà une première observation. Outre Atlantique, le manager IT est manifestement davantage impliqué dans la gestion des projets que chez nous. Autre divergence étonnante: la pression des coûts qui pèse sur les épaules du manager IT belge est élevée et nettement plus lourde qu'aux Etats-Unis. Le salaire des informaticiens n'est pas piqué des vers en Belgique (le cinquième plus haut au monde), et le CIO n'est pas vraiment impliqué dans la stratégie de l'entreprise. Dans de nombreux cas, le manager IT belge ne participe qu'une fois par trimestre à une réunion avec le PDG de son entreprise. Aux Etats-Unis, le CIO rencontre son patron chaque semaine et parfois même chaque jour! De l'enquête menée par Knaepkens, il apparaît que le manager IT belge se préoccupe avant tout de gestion des coûts et d'efficacité, puis seulement d'un objectif plus élevé, à savoir la contribution stratégique de l'IT au métier et à l'innovation. Gregory Smith s'est étonné d'apprendre que l'aspect coûts constituait une telle priorité pour ses collègues belges. "Je n'aime pas du tout être assis du côté défensif de la table", a-t-il réagi. Pour un manager IT belge aux ambitions internationales, la leçon à tirer doit être claire. Moins il mettra l'accent sur les coûts, plus il accordera de l'attention à la création de valeur.

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