La grâce royale pour Alan Turing

24/12/13 à 14:10 - Mise à jour à 14:10

Source: Datanews

La Reine Elisabeth II d'Angleterre a accordé sa grâce à titre posthume au pionnier IT Alan Turing pour sa condamnation à cause de relations homosexuelles et ce, quasiment 60 ans après sa mort.

La grâce royale pour Alan Turing

La Reine Elisabeth II d'Angleterre a accordé sa grâce à titre posthume au pionnier IT Alan Turing pour sa condamnation à cause de relations homosexuelles et ce, quasiment 60 ans après sa mort.

Suite notamment à une longue action au niveau mondial, à laquelle ont aussi participé des scientifiques tels Stephen Hawking, le pionnier britannique en informatique Alan Turing a reçu ce lundi 23 décembre la grâce royale à titre posthume pour avoir été condamné pour 'gross indecency' (grossière indécence) en 1952. A cette date, les relations homosexuelles étaient encore considérées comme un délit en Grande-Bretagne.

Au cours des années précédentes, Alan Turing avait joué un rôle en vue dans le développement des sciences informatiques, entre autres avec son article écrit en 1936 et intitulé 'On computable numbers'. Il y décrivait le principe d'une machine programmable universelle - la 'Turing machine' - qui abordait aussi la nature et les possibilités des ordinateurs contemporains.

Durant la Seconde Guerre Mondiale, il eut un rôle crucial dans la construction des machines qui permirent de déchiffrer le code secret allemand Enigma et ainsi de sauver des millions de vies et de réduire assurément aussi la durée de la guerre de quelques années.

En outre, il est à la base de ce qu'on appelle le 'test de Turing', qui permet de vérifier si une machine est capable de faire preuve d'intelligence artificielle, comparable à l'intelligence humaine.

En 1954, deux ans après sa condamnation, qui lui coûta également son habilitation de sécurité ('security clearance'), Alan Turing mourut par empoisonnement au cyanure. Son décès fut à l'époque officiellement acté comme un suicide, mais son biographe Jack Copeland n'exclut pas un accident, voire un meurtre.

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