La Défense dévoile sa stratégie de cyber-sécurité

07/04/15 à 13:37 - Mise à jour à 13:36

Source: Belga

Le ministre de la Défense Steven Vandeput (N-VA) a levé le voile sur un programme de cyber-sécurité destiné à protéger les systèmes de communication et d'information, mais possédant aussi la connaissance requise pour lancer des cyber-attaques. Vandeput envisage également l'achat de drones.

La Défense dévoile sa stratégie de cyber-sécurité

Steven Vandeput (N-VA) © Image Globe

Un an et demi après la cyber-attaque ciblant Belgacom et quasiment un an après l'attaque perpétrée contre les Affaires Etrangères, la Défense a dévoilé un ambitieux programme en matière de cyber-sécurité.

Ce programme qui, selon le ministre de la Défense Steven Vandeput (N-VA), doit devenir une composante à part entière de l'armée, 'regroupe gestion, protection, détection et réaction', peut-on lire dans Le Soir.

Double couche de sécurité

Il s'agit d'une stratégie composée d'une double couche de sécurité - une cyber-protection par système, combinée à une sécurisation générale interagissant avec chaque protection individuelle -se focalisant sur deux points: la détection d'attaques et la réaction à celles-ci.

La principale mission de la cyber-sécurité militaire reste la protection des systèmes de communication et d'information de la Défense, tout comme les systèmes d'armement. En présence d'attaques de très grande envergure, la Défense doit cependant aussi jouer un rôle important au niveau national.

Des drones pour des missions d'espionnage et de surveillance

Selon Vandeput, le programme doit aussi disposer de la connaissance requise pour pouvoir exécuter des cyber-attaques, a annoncé la VRT. Le ministre N-VA envisage à plus long terme également l'acquisition de drones susceptibles d'être utilisés pour des missions d'espionnage et de surveillance.

L'élaboration d'une stratégie plus ciblée en matière de cyber-sécurité figurait dans l'accord du gouvernement. Précédemment déjà, l'on avait appris que le service de renseignements militaire SGRS avait été autorisé à engager 25 cyber-experts en sécurité.

(Belga/MI)

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