La cyber-génération chinoise oublie l'art de la calligraphie

29/08/11 à 12:22 - Mise à jour à 12:22

Source: Datanews

A l'entame de la nouvelle année scolaire, le ministère chinois de l'enseignement a sommé les écoles d'organiser davantage de cours de calligraphie.

La cyber-génération chinoise oublie l'art de la calligraphie

A l'entame de la nouvelle année scolaire, le ministère chinois de l'enseignement a sommé les écoles d'organiser davantage de cours de calligraphie. En recourant au 'chat' et aux SMS, la jeunesse chinoise désapprend en effet l'art traditionnel du bien écrire, indique la station publique britannique, la BBC.

Dans un communiqué, le ministère affirme que les jeunes enfants doivent s'entraîner au moins une fois par semaine à l'écriture des caractères chinois. Et la calligraphie doit être proposée en tant que matière à option aux élèves plus âges. Ce cours doit en aborder toutes les facettes: du positionnement correct du corps jusqu'à l'utilisation des coups de pinceau durs et tendres.

La calligraphie est d'origine grecque et symbolise l'art du bien écrire. Les Chinois utilisent le terme shufa, ce qui signifie la loi ou la méthode de l'écriture. Pour reproduire le caractère chinois qui signifie "merci", il faut par exemple pas moins de douze coups de pinceau. Chaque tiret et chaque point ont un nom et doivent être écrits avec précision dans un ordre déterminé jusqu'à obtenir une oeuvre d'art minutieuse.

Selon le ministère chinois de l'enseignement, ces compétences traditionnelles souffrent très fort de la popularité des GSM et de l'internet. Pas uniquement en raison de l'utilisation des claviers, mais aussi en raison de l'évolution de la langue chinoise à l'ère numérique.

C'est ainsi que les jeunes Chinois ajoutent des symboles et des traductions phonétiques de l'anglais quand ils écrivent des phrases. Ou ils utilisent des mots qui sont phonétiquement identiques, mais qui s'écrivent différemment, pour camoufler ce qu'ils veulent dire. De cette manière, la jeunesse chinoise peut tromper la censure ou les parents trop curieux.

Source: Belga

En savoir plus sur:

Nos partenaires