La Cour des Comptes continue de critiquer le logiciel comptable Fedcom

17/12/14 à 13:56 - Mise à jour à 13:56

Source: Datanews

Fedcom, le projet ERP du gouvernement fédéral destiné à réguler la comptabilité, n'atteint encore et toujours pas les normes de qualité qui avaient été fixées, il y a des années déjà.

La Cour des Comptes continue de critiquer le logiciel comptable Fedcom

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Le 171ème Livre de la Cour des Comptes, mieux connu sous l'appellation 'Bétisier', évoque de nouveau le projet. Fedcom, un projet SAP, doit normalement aider le gouvernement à respecter une loi datant de 2003 veillant à rendre la comptabilité compatible au travers de dix-sept départements.

Mais selon la Cour des Comptes, il n'est pas encore question d'un système qui réponde à la loi de manière autonome. "La Cour des Comptes estime que les objectifs ne sont pas totalement atteints. Les fonctionnaires de l'administration centrale doivent faire appel à des tiers pour gérer Fedcom. En outre et sur base de Fedcom, l'on ne peut tenir une comptabilité conforme à la loi. Voilà pourquoi la régularité et la justesse des états comptables de l'administration générale sont compromises", selon la Cour des Comptes.

Elle conseille au service Budget et Contrôle de gestion du SPF Finances de réaliser des vérifications plus précises, et émet plusieurs directives. Ce n'est certainement pas la première fois que Fedcom fait l'objet d'un débat contradictoire. En 2009, la Cour des Comptes avait pris à partie le projet en évoquant une qualité insuffisante, un manque de convivialité, trop peu de rapports financiers, une carence dans le contrôle des crédits et trop peu de possibilités d'audit.

En 2007 déjà, avant même son implémentation, Fedcom fit l'objet de violentes critiques portant à l'époque sur le fait que le projet IT était lent au démarrage. Plus tôt cette année-là, le gouvernement avait fait appel à IBM, CSC et Oasis, dont budget: 16,4 millions d'euros plus 2,7 millions d'euros pour le hardware. Finalement, le projet passa en version-test le 1er janvier 2009. Mais cinq ans plus tard, Fedcom ne fait encore et toujours pas entièrement ce qu'il doit faire.

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