La bombe à retardement SOPA saute à la BSA

Stefan Grommen Stefan Grommen est rédacteur de Data News.

L’entreprise russe de logiciels de sécurité Kaspersky Lab quitte l’association des éditeurs de logiciels commerciaux BSA. Elle estime que la BSA ne réagit pas avec suffisamment de vigueur à la proposition de loi américaine destinée à combattre le piratage, en l’occurrence SOPA (Stop Online Piracy Act).

L’entreprise russe de logiciels de sécurité Kaspersky Lab quitte l’association des éditeurs de logiciels commerciaux BSA. Elle estime que la BSA ne réagit pas avec suffisamment de vigueur à la proposition de loi américaine destinée à combattre le piratage, en l’occurrence SOPA (Stop Online Piracy Act).

Pas mal d’entreprises ICT s’opposent en fait déjà à SOPA. Cette proposition de loi offre aux organisations des moyens sophistiqués pour s’attaquer au piratage, comme le blocage immédiat ou la mise hors ligne de sites web. Les entreprises ICT qualifient cette approche de trop agressive et de trop draconienne. En outre, le gouvernement américain disposera ainsi de nettement trop de contrôle sur internet.

La BSA, qui compte parmi ses membres de grandes entreprises technologiques telles Microsoft, Adobe et Apple, était au départ un adepte convaincu de SOPA. En raison du tollé que cela provoqua sur internet, la BSA a modéré son point de vue en affirmant que SOPA pourrait être problématique et que des adaptations s’avéraient nécessaires.

Cette position n’allait pas encore assez loin pour Kaspersky, qui prétend que SOPA menace l’innovation et les consommateurs. Kaspersky renonce à présent à sa présence au sein de la BSA. Dans un communiqué officiel, celle-ci réagit en se déclarant ‘très déçue’, parce que ‘nous partageons nombre de ses préoccupations à propos de SOPA’.

Vous avez repéré une erreur ou disposez de plus d’infos? Signalez-le ici

Contenu partenaire