La Belgique, un bon élève sur le plan de la sécurité

03/05/12 à 13:40 - Mise à jour à 13:40

Source: Datanews

Selon Symantec, la Belgique a en 2011 fait mieux en tant que source de menaces pour la sécurité, à l'exception du nombre de machines regroupées dans ce qu'on appelle les botnets.

La Belgique, un bon élève sur le plan de la sécurité

© Wikimedia Commons

Selon Symantec, la Belgique a en 2011 fait mieux en tant que source de menaces pour la sécurité, à l'exception du nombre de machines regroupées dans ce qu'on appelle les botnets.

L''Internet Security Threat Report' annuel de Symantec présente aussi des chiffres par pays. Il en ressort que la Belgique a clairement reculé au classement mondial des pays dangereux pour la sécurité. En 2011, la Belgique pointait à la 50ème place, alors qu'elle se classait 45ème en 2010, ce qui fait que notre pays a été l'an dernier à l'origine de 0,2% de l'ensemble des attaques bloquées par Symantec au niveau mondial. Il s'agit là d'une amélioration sensible, même si elle est aussi relative, car sur le plan mondial, le nombre total d'attaques appréhendées par Symantec a grimpé de 81%. La Belgique s'est améliorée aussi au classement des attaques réseautiques (du 32ème au 35ème rang), des attaques web (du 30ème au 41ème rang) et comme source de code malfaisant (du 40ème au 44ème rang). Il n'y a qu'au classement du nombre d'appareils réunis dans un 'botnet' qu'il y a eu une aggravation avec un passage du 39ème au 32ème rang. L'on ne sait pas encore clairement si ce dernier point révèle un affaiblissement de la protection contre ce type de contamination. La Belgique semble donc avoir été l'année dernière un bon élève sur le plan de la sécurité et ce, même si le nombre d'actes mal intentionnés a augmenté.

En tout cas, le niveau des mails de spam a diminué, puisqu'en 2011, ils ne représentaient en Belgique plus 'que' 71,6% de l'ensemble des mails (contre 75,1% au niveau mondial). En mars de cette année, l'on en était même à 63,9%. En outre, il n'y eut en 2011 en Belgique qu'1 mail sur 481,5 à être infecté par un virus, contre sur 1 sur 238,8 dans le monde. Le recul (du reste mondial), Koen Chiau de Symantec Belgium l'attribue à un glissement vers davantage d'attaques web et d'abus des médias sociaux de la part des cybercriminels. La mise hors d'état de nuire du botnet Rustock particulièrement vaste a aussi aidé à faire reculer le nombre de mails de spam sur le plan mondial.

Si la Belgique semble être un bon élève, cela ne signifie pour autant pas qu'elle ne reste pas une cible d'attaques. Des chiffres, il ressort que les attaques ciblées, y compris celles visant les plus petites entreprises, continuent de grimper et visent toujours plus souvent des personnes sous le niveau CxO. C'est ainsi qu'au niveau mondial, 6% déjà de ce genre d'attaques ciblent des personnes occupées dans les départements des ressources humaines, qui ouvrent plus souvent des fichiers qui leur sont envoyés de manière non désirée.

Le nombre de fuites de données croît aussi dans le monde, mais par contre, il apparaît que chez nous également, les entreprises, instances publiques et organisations traitant des informations confidentielles prennent des mesures concrètes dans le cadre de projets liés à la protection contre les fuites de données, selon Koen Chiau.

En outre, Chiau signale que trois tendances planétaires - attaques plus ciblées, problèmes de sécurité induits par le BYOD et les appareils mobiles, ainsi que l'intérêt croissant de la part des cybercriminels pour le matériel Apple - s'appliquent aussi à la Belgique!

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