La Belgique s'enfonce dans l'index ICT mondial

03/03/09 à 15:00 - Mise à jour à 14:59

Source: Datanews

Nous n'en sommes guère surpris.

Nous n'en sommes guère surpris.

La Belgique recule de la 15ème à la 24ème place dans le tout dernier index ICT établi par International Telecommunications Union. Il s'agit là d'un banal fait divers pour notre pays. N'est-il donc pas plus que temps que notre classe politique prenne ces signaux d'alarme au sérieux?

Dans le top 10, on retrouve neuf pays européens. Nos voisins du nord, les Pays-Bas, avec lesquels nous nous mesurons volontiers, se classent en quatrième position, après la Suède, la Corée et le Danemark. Les Pays-Bas en quatre, soit 20 places plus haut que nous. Nos autres voisins, le Luxembourg, que nous considérons parfois de haut, occupent le septième rang, soit 17 places avant nous! Dix-sept! Et cela ne s'explique pas parce que Skype se trouve au Luxembourg.

ITU base sa liste sur onze critères, dont la présence d'infrastructure, le haut débit, la présence d'ordinateurs dans les ménages, la connaissance et les tarifs ICT. Il n'étonnera personne non plus que la Belgique ne se classe pas dans le top 20 des pays les plus avantageux en matière de service téléphoniques, GSM et haut débit. Il s'agit certes de chiffres de 2007, mais je vous fiche mon... billet que la situation ne s'est pas améliorée en 2008. Au contraire, il n'y a eu aucun changement.

Nous avons toujours à faire avec un duopole, un degré stagnant de pénétration du haut débit et des tarifs élevés. Lors de sa nomination en automne 2007, le ministre Van Quickenborne indiquait qu'il allait mettre rapidement fin au duopole et aux tarifs abusifs, mais aujourd'hui, force est de constater que rien n'a changé. A Louvain, on palabre à propos d'un nouveau recteur, à Gand on discute d'innovation, à Mons on évoque les nouveaux centres de Microsoft et Google. Mais dans la pratique, on ne voit rien évoluer: la Belgique s'enfonce à la 24ème place et a donc perdu neuf rangs depuis 2002. Comme si rien n'avait été fait depuis l'éclatement de la bulle. Qui donc va enfin assumer ses responsabilités?

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