La Banque Nationale souhaite très vite voir le prix du haut débit diminuer en Belgique (update)

17/04/08 à 11:50 - Mise à jour à 11:49

Source: Datanews

"Les tarifs télécoms coûteux en Belgique sont un frein à l'économie de la connaissance et au bien-être. De plus, le gouvernement doit s'interroger à très bref délai sur son actionnariat dans certains pans du secteur IT." Voilà ce qu'a déclaré Marcia De Wachter, membre du comité de direction de la Banque Nationale lors de Beltug à Bruxelles.

"Les tarifs télécoms coûteux en Belgique sont un frein à l'économie de la connaissance et au bien-être. De plus, le gouvernement doit s'interroger à très bref délai sur son actionnariat dans certains pans du secteur IT." Voilà ce qu'a déclaré Marcia De Wachter, membre du comité de direction de la Banque Nationale lors de Beltug à Bruxelles.

Marcia De Wachter n'a pas mâché ses mots: "La Belgique doit s'occuper dans l'urgence d'une libéralisation plus poussée et d'une éradication des monopoles. De plus, l'utilisation de l'internet doit être rendue plus abordable. La Belgique est un pays nettement trop cher au niveau des télécommunications que les états voisins. Cela constitue un frein à l'économie de la connaissance et au bien-être." C'est la première fois qu'un top manager de la Banque Nationale s'exprime franchement sur le prix élevé du haut débit en Belgique.

Marcia De Wachter estime aussi que "le gouvernement ne peut être juge et partie. Il convient de disposer très vite d'un Institut Belge des services Postaux et des Télécommunications (IBPT) plus puissant. Et le gouvernement doit réfléchir à son actionnariat dans certains pans du secteur IT." Les spécialistes indiquent que De Wachter se réfère ainsi explicitement à Belgacom.

La directrice de la Banque Nationale a aussi attiré l'attention sur la carence de jeunes étudiants IT et sur la nécessité d'une campagne de sensibilisation de la part des autorités. "Les autorités doivent aussi veiller à proposer des conditions favorables vis-à-vis de la main d'oeuvre IT étrangère." Elle souhaite aussi qu'on consente de plus grands efforts financiers dans la recherche et le développement dans "les secteurs qui produiront du bien-être à plus long terme, comme les logiciels, l'IT et les télécommunications."

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