L'UE aspire à une obligation de mention des attaques numériques

Jozef Schildermans

22/01/2013 - 11:30

La Commission européenne entend contraindre les entreprises technologiques ayant accès à des données d’utilisateurs à signaler les attaques dont elles font l’objet. Voilà ce que déclare Neelie Kroes, commissaire européenne, dans un entretien accordé au Financial Times.


La vice-présidente de la Commission européenne, Neelie Kroes, affirme dans le Financial Times que les réseaux sociaux, entreprises e-commerciales et grandes plates-formes en ligne doivent signaler les fuites de données d’utilisateurs, ainsi que les attaques visant celles-ci, auprès d’instances locales compétentes dans le domaine de la cyber-sécurité. Kroes entend aussi imposer des sanctions aux entreprises qui ne le feraient pas. Aux Etats-Unis, une telle obligation de mention est en vigueur depuis assez longtemps déjà pour les entreprises ayant accès à plus de 500 données d’utilisateurs. 

Kroes souhaite également que l’UE collabore mieux dans la lutte contre la criminalité informatique. C’est ainsi que chaque pays membre de l’UE devrait posséder son propre centre de cybercriminalité. Tel n’est pas encore partout le cas. Comme la cybercriminalité ne s’arrête pas aux frontières nationales, il faut aussi en arriver à une plus grande collaboration internationale. Dans ce but, Kroes va se concerter avec Catherine Ashton, en charge des affaires intérieures et de la politique de sécurité de l’UE. Kroes vise également une “puissante structure juridique” en matière de cybercriminalité au sein de l’UE.

Kroes insiste cependant sur le fait que les droits fondamentaux du citoyen de l’UE ne peuvent être menacés par les nouvelles mesures. “La cyber-sécurité porte sur la protection de nos valeurs”, poursuit Kroes dans le FT. “Nous ne voulons pas d’un internet militarisé.”

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