"L'intégration dans Belgacom provoque un exode chez Proximus"

28/06/07 à 00:00 - Mise à jour à 27/06/07 à 23:59

Source: Datanews

"Même si l'intégration de la branche mobile Proximus dans Belgacom a été annoncée en septembre de l'année dernière déjà, il subsiste encore et toujours des doutes pour ce qui est de remplir certains profils de fonction", déclarent les syndicats. Quelque 200 employés auraient déjà quitté l'entreprise. Pour Belgacom, ce n'est pas un gros problème.

"Nous voici aujourd'hui quasiment un an plus tard et chez Proximus, c'est toujours l'incertitude à propos de certaines fonctions après la synergie avec Belgacom", explique Robert Veekman du syndicat CNE. "Quelque deux cents personnes ont déjà quitté l'entreprise de leur propre chef, et l'on a bien du mal à leur trouver des remplaçants." Selon Veekman, de nouveaux collaborateurs sont certes engagés, mais beaucoup d'entre eux s'en vont tout aussi rapidement. L'an dernier 2.350 personnes travaillaient chez Proximus.Veekman déclare ne pas posséder suffisamment de données chiffrées pour étayer ses dires, mais il a l'impression que ce sont surtout des informaticiens qui se cherchent d'autres horizons. Voilà qui expliquerait aussi pourquoi il est si difficile de trouver du nouveau personnel."Tout cela a de sérieuses conséquences au niveau du stress au travail. Celui-ci prend de telles proportions que le personnel commencer à se plaindre", ajoute Veekman. Les syndicats se sont déjà réunis avec la direction qui, selon Veekman, se serait engagée à élaborer un plan d'action.Aucune action syndicale n'est encore prévue au niveau de la CNE, "même si cela n'est pas à exclure si la situation reste ce qu'elle est."Jan Margot, porte-parole de Belgacom, hausse les épaules lorsqu'il entend les déclarations de Veekman: "Une telle situation n'est pas inhabituelle dans notre secteur. Il n'est pas moins inhabituel que les syndicats se plaignent de la pression au travail."Frédérique Verbiest de chez Proximus en sait plus, mais souhaite calmer le jeu: "Fin mai, 159 personnes avaient quitté l'entreprise. Je ne sais pas où les syndicats ont trouvé leurs chiffres. Entre-temps, du nouveau personnel a été engagé. Il est certes vrai que le nombre de partants est plus élevé qu'en temps normal. C'est peut-être lié à l'intégration à Belgacom, mais il y a aujourd'hui énormément de mouvement sur le marché de l'emploi, surtout s'il s'agit de profils IT ou de personnes jeunes. Il est aussi logique que la pression au travail augmente lorsque quelqu'un s'en va, mais Belgacom s'engage à remplir les places vacantes."

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