L'Imec développe une puce AI basée sur le cerveau humain

10/05/17 à 11:13 - Mise à jour à 11:13

L'Imec a mis au point une puce basée sur le cerveau humain, capable d'apprendre par elle-même à partir de nouvelles expériences et d'adapter son comportement en conséquence. C'est ainsi que la puce peut notamment composer de la musique, selon l'institut de microélectronique et de composants dans un communiqué de presse.

L'Imec développe une puce AI basée sur le cerveau humain

© Belga

Pour sa puce apprenant par elle-même, l'Imec recourt à la technologie de la puce de mémoire OxRAM. Cette technologie permet de générer une certaine puissance de calcul au départ d'une faible consommation en énergie et à moindre coût. La puce peut apprendre d'expériences préalables et établir elle-même un lien avec la situation en cours. C'est ainsi, selon l'Imec, que la puce peut apprendre à composer de la musique. Cette puce apprenant par elle-même et efficiente au niveau de sa consommation énergétique s'avère pratique pour des applications dans les domaines de l'internet des choses ou des soins de santé notamment.

"C'est ainsi que des puces neuromorphiques apprenant par elles-mêmes dans des capteurs cardiaques sont par exemple capables de détecter ne serait-ce qu'une subtile variation du rythme cardiaque, qui pourrait générer des risques pour la santé. Ces puces peuvent aussi identifier de faibles différences dans un modèle ECG (électrocardiogramme) entre différents individus", ajoute encore l'Imec dans son communiqué de presse.

Le cerveau humain est une intéressante prouesse architecturale pour les scientifiques. Il consomme très peu d'énergie - en moyenne 12 watts seulement -, tout en offrant une immense puissance de calcul. En raison de cette efficience, des chercheurs tentent partout dans le monde d'imiter cet effet dans les puces informatiques. IBM elle aussi a essayé d'approcher autant que possible le cerveau humain avec sa puce TrueNorth. L'une des techniques utilisées par TrueNorth est de n'envoyer des signaux que quand la charge électrique atteint un certain seuil, tout comme un véritable cerveau. Cela se traduit par un gaspillage moindre d'énergie.

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