L&H: le CEO Gaston Bastiaens plaide non coupable

15/01/08 à 10:00 - Mise à jour à 09:59

Source: Datanews

Gaston Bastiaens (61 ans), ex-CEO de L&H, demande, tout comme Jo Lernout, d'être entièrement acquitté au terme du procès portant sur les actes de fraude commis au sein de l'entreprise technologique. "Non qu'il ne regrette pas ce qui est arrivé. Il regrette au contraire que l'entreprise qu'il a dirigée au quotidien, ait échoué, que beaucoup de personnes aient perdu de l'argent et que le personnel se soit retrouvé à la rue." Mais selon son avocat, il n'existe aucune preuve tangible à l'encontre de Gaston Bastiaens.

Gaston Bastiaens (61 ans), ex-CEO de L&H, demande, tout comme Jo Lernout, d'être entièrement acquitté au terme du procès portant sur les actes de fraude commis au sein de l'entreprise technologique. "Non qu'il ne regrette pas ce qui est arrivé. Il regrette au contraire que l'entreprise qu'il a dirigée au quotidien, ait échoué, que beaucoup de personnes aient perdu de l'argent et que le personnel se soit retrouvé à la rue." Mais selon son avocat, il n'existe aucune preuve tangible à l'encontre de Gaston Bastiaens.

Bastiaens, ingénieur civil, est arrivé chez L&H en 1996, après l'entrée en bourse de l'entreprise. Il avait travaillé précédemment chez Philips et Apple. Il fut nommé CEO chez L&H. Lernout, Hauspie et Willaert en étaient les administrateurs délégués, "les stratèges", selon son avocat, Filip Walravens.

Il percevait un salaire de 180.000 euros par an, hors bonus et options. Un montant qui n'était pas inhabituel, selon son conseil. Le CEO habitait aux Etats-Unis et travaillait au siège d'une filiale de L&H à Boston. Il s'occupait entre autres de la conversion d'idées en produits commerciaux, de la politique de rachats et de la structure de l'entreprise. A son arrivée, cette dernière occupait 300 personnes, avant de croître pour compter finalement 6.000 collaborateurs.

Aux dires de l'avocat, le ministère public s'est basé sur des déclarations contradictoires et sur une lecture sélective de mails. "Le ministère public se base aussi sur les déclarations de personnes non fiables", ajoute Walravens. "Je pense ici à John Seo (directeur de la filiale de L&H en Corée) et à Pol Hauspie. A propos d'un seul fait, on retrouve quatre à cinq déclarations différentes de ce dernier dans le dossier. S'il y est confronté, il devra s'expliquer."

Source: Belga

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