L'Europe Occidentale atteint 100 pour cent de pénétration mobile

19/01/06 à 00:00 - Mise à jour à 18/01/06 à 23:59

Source: Datanews

On arrive même à 160 pour cent au Luxembourg

Le marché ouest-européen des téléphones mobiles a atteint une étape majeure à la fin de l'an dernier, puisque selon l'analyste Informa, il y aurait désormais autant de souscriptions mobiles dans cette zone qu'il y a d'habitants.Ce taux de pénétration de 100 pour cent signifierait que tout un chacun dans cette zone, y compris chaque retraité et chaque nouveau né, est propriétaire d'un téléphone mobile. Informa a cependant apporté un démenti aujourd'hui. La lettre d'information Mobile Communications du groupe d'analystes, qui enregistre chaque mois les données relatives à l'évolution des abonnés auprès des opérateurs mobiles, mentionne qu'il y a toujours beaucoup de gens en Europe Occidentale qui ne possèdent pas un GSM.Nombre de consommateurs européens possèdent en fait deux ou plusieurs abonnements, ce qui dynamise artificiellement le taux de pénétration dans la zone. Informa a constaté que "quelque 11 des 16 principaux marchés en Europe Occidentale se caractérisent à présent par des taux de pénétration officiels supérieurs à 100 pour cent". Les taux de pénétration les plus élevés à la fin de 2005 concernaient le Luxembourg (160%), l'Italie (119%), le Portugal (114%) et la Suède (112%). Les autres pays dépassant les 100% sont la Grèce, le Royaume-Uni, l'Espagne, l'Irlande, la Finlande, l'Autriche, les Pays-Bas et le Danemark, le dernier membre du club.Et l'analyste d'ajouter que si le marché était vraiment saturé, on pourrait s'attendre à ce que le rythme de croissance se ralentisse considérablement, dans la mesure où il ne resterait plus qu'un faible nombre (et toujours moindre) de souscripteurs potentiels à toucher. "En réalité, cependant, le marché continue de croître fortement car un nombre significativement croissant d'utilisateurs mobiles en Europe Occidentale possèdent plus d'une carte SIM active", déclare Informa, "ce qui crée l'impression que plusieurs marchés de la zone sont saturés, alors que ce n'est qu'une illusion."

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