L'Europe entend punir plus sévèrement les cybercriminels

01/10/10 à 11:54 - Mise à jour à 11:54

Source: Datanews

La législation européenne actuelle n'offre pas une protection suffisante contre les nouvelles formes de cyber-menaces, comme des attaques au moyen de réseaux d'ordinateurs contaminés (botnets).

L'Europe entend punir plus sévèrement les cybercriminels

La législation européenne actuelle n'offre pas une protection suffisante contre les nouvelles formes de cyber-menaces, comme des attaques au moyen de réseaux d'ordinateurs contaminés (botnets). Voilà ce qu'a souligné la Commission européenne lors de la présentation de nouvelles mesures destinées à contrer les cyber-attaques.

Depuis 2005, l'Europe dispose d'une législation de protection contre les pirates et la diffusion de virus, mais depuis lors, de nouvelles menaces n'ont cessé de se manifester. Avec du logiciel sophistiqué, l'on peut aujourd'hui contaminer à distance de nombreux ordinateurs d'utilisateurs innocents et les utiliser pour perpétrer des cyber-attaques dévastatrices.

C'est ainsi qu'en 2007, une cyber-attaque lancée en Estonie avait paralysé temporairement la plupart des services internet publics et les serveurs du gouvernement, du parlement et de la police. Les experts se font actuellement de plus en plus de souci à propos de Stuxnet, un botnet qui vise des cibles industrielles comme des centrales électriques et des pipe-lines.

"Le crime ne recule devant rien. Avec du software malfaisant, l'on peut aujourd'hui prendre le contrôle d'un grand nombre d'ordinateurs, en vue de voler des numéros de cartes de crédit, de s'emparer d'informations sensibles ou d'exécuter des attaques. Il est urgent de mener la vie dure à la cybercriminalité", a déclaré Cecilia Malmström, commissaire européenne de l'intérieur.

Malmström entend s'assurer que les auteurs de cyber-attaques et que les créateurs et utilisateurs de logiciels malfaisants soient punis plus sévèrement. Partout en Europe, des peines de deux années de prison minimum doivent être appliquées, et même de cinq années minimum en cas de circonstances aggravantes. Elle plaide en outre pour une meilleure collaboration entre les services de police des pays membres de l'UE et pour le renforcement du rôle attribué à l'Agence européenne de sécurisation des réseaux et des informations.

Source: Belga

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