L'Europe accuse Google d'abus de pouvoir

20/04/16 à 13:40 - Mise à jour à 13:39

Source: Datanews

La Commission européenne estime qu'avec le système d'exploitation Android, Google abuse de sa position et ce, de plusieurs manières, ce qui rend impossible toute concurrence.

L'Europe accuse Google d'abus de pouvoir

Margrethe Vestager. © Belga - JOHN THYS

Ce procès intenté à l'encontre de Google était latent depuis quelque temps déjà. Aujourd'hui, la commissaire européenne Margrethe Vestager a expliqué comment Google enfreint les règles.

Vestager fait observer que la plupart des fabricants de smartphones et de tablettes utilisant Android le font en combinaison avec Google Search, le Play Store et Chrome. "Ces fabricants doivent obtenir une licence de Google pour pouvoir utiliser Android. Mais ce faisant, ils sont contraints de paramétrer Google comme moteur de recherche par défaut, tout comme l'installation de Chrome. Ils n'ont donc pas la liberté de choisir ce qu'ils installent sur leurs appareils", a déclaré Vestager lors d'une conférence de presse.

Google interdirait aussi que soient préinstallées des applis similaires aux applis Android fournies d'origine. "Ce genre de restrictions perturbe la concurrence", a ajouté Vestager. "Nous avons également trouvé des preuves que suite aux différentes démarches de Google, les fabricants et opérateurs n'ont pas le choix d'alternatives. (...) Cela touche les consommateurs, restreint leur choix et limite l'innovation dans le secteur mobile."

L'entreprise technologique aurait en outre offert des incitants financiers à des fabricants et à des opérateurs GSM, s'ils utilisaient Google Search sur leurs appareils.

Open source limité

Vestager a aussi indiqué qu'Android est open source et que les développeurs peuvent donc créer aisément leur propre version d'Android. Mais selon la commissaire européenne, Google empêche que des fabricants lancent des appareils concurrents sur le marché.

Vestager n'a pu chiffrer précisément l'ampleur des dommages causés aux concurrents de Google. L'entreprise technologique dispose à présent de douze semaines pour réagir.

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