L'EITO voit l'IT européenne croître, mais pas trop

09/03/07 à 00:00 - Mise à jour à 08/03/07 à 23:59

Source: Datanews

La quinzième édition de l''European Information Technology Observatory' envisage une croissance pour l'industrie ICT européenne, mais au compte-gouttes uniquement. Les fers de lance demeureront les logiciels et les services IT, alors que le secteur télécoms progressera moins.

Les années précédentes, l''European Information Technology Observatory' (EITO) est devenu une référence standard dispensant des informations sur l'état de santé de l'industrie ICT ouest-européenne. C'est ainsi que l'EITO avait prévu tant la croissance explosive d'avant l''An 2000' que la forte récession ICT des années 2002/2003. On y a découvert tout autant la puissance de rotation du moteur de la croissance actuelle dans les nouveaux états membres de l'UE.ChiffresConcrètement, pour l'industrie ICT européenne, l'EITO 2007 envisage tant pour 2007 que pour 2008 une croissance de 2,9%, ce qui est moins qu'aux Etats-Unis (+4,7% en 2007) et que dans le reste du monde (+6,5% en 2007). Dans ces dernières régions, un léger recul de la croissance est cependant prévu. En 2007 et en 2008, le marché IT devrait connaître une progression respective de 4,4 et 4,7% (en légère hausse), tandis que la croissance sur le marché télécom régresserait d'1,5% en 2007 à 1,1% en 2008. Au Benelux, la croissance du marché IT serait pour cette année et l'an prochain de quelque 5 et 5,2%, alors que le marché télécom devrait se contenter d'une hausse d'1,4 et 1,2%. Pour les fers de lance que sont les logiciels et les services IT, la croissance en Europe Occidentale devrait être respectivement de 6,5 et 5,4%.Dans un monde ICT où tout revêt un caractère numérique, à côté des réseaux basés IP et des applications Web 2.0 interactives, Bruno Lamborghini, président de l'EITO, continue à envisager pas mal d'opportunités pour le secteur ICT européen. L'Union européenne restera en effet le marché offrant la 'formation la plus poussée' dans le monde et caractérisé par une grande disponibilité de l'accès au haut débit, alors que le nombre de fusions et d'entrée en bourse va augmenter. Les principaux problèmes demeureront comme avant la fragmentation du marché européen, les investissements insuffisants dans l'ICT O&O en Europe (moins de la moitié qu'aux Etats-Unis, alors qu'entre-temps, l'activité O&O croît aussi en Extrême-Orient), le trop faible nombre de nouvelles entreprises et, quoi qu'il en soit, encore et toujours - malgré le niveau de formation élevé en Europe - une pénurie de personnes suffisamment formées en ICT. Ce dernier point s'applique aussi et en particulier aux PME, où l'on accorde encore et toujours trop peu d'attention à une réorganisation orientée internet, selon Lamborghini.L'EuropeMême si la Commission européenne ne peut soutenir directement l'EITO, Fabio Colasanti, directeur général 'Information Society & Media', a explicité son évaluation de cet ouvrage de référence et en approuve les conclusions. Il prétend aussi que dans le cadre du septième 'research framework', des mesures seront prises pour favoriser le développement de l'industrie ICT en Europe et l'utilisation de l'ICT, notamment en lançant des 'joint technology initiatives' (e.a. en matière de systèmes ICT embarqués et de nanotechnologie) et des 'European technology platforms' (davantage orientées vers des secteurs spécifiques). Il promet encore une plus grande de flexibilité, comme le démontre une nouvelle politique en gestion du spectre radio. Avant, des parties de celui-ci étaient attribuées pendant assez longtemps à une entreprise ou organisation, dans l'optique d'un service clairement décrit, ce qui se traduit par une sous-exploitation inefficace du spectre. Vu la croissance des besoins de connectivité des applications (y compris depuis les GSM), le spectre sera librement accessible à l'avenir, avec uniquement une attribution exclusive de parties de celui-ci à des entreprises ou organisations en cas de besoins concrets et urgents en matière de technlogie ou de prestation de service.

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