L'e-facturation aux administrations flamandes reste limitée

08/02/16 à 08:00 - Mise à jour à 05/02/16 à 16:55

Source: Datanews

Début 2015, l'administration flamande recevait ses premières factures électroniques. Un an plus tard, ce nombre reste limité, même si les avantages de cette solution sont évidents.

L'e-facturation aux administrations flamandes reste limitée

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D'ici 2017, l'administration flamande entend recevoir ses 700.000 factures entrantes exclusivement sous forme électronique. Pour ce faire, elle s'appuie sur la plateforme Mercurius de Fedict qui doit permettre d'une part à l'administration de payer plus rapidement ses fournisseurs et, d'autre part, de réaliser de sensibles économies en termes de papier et d'administration. Le ministre-président Geert Bourgeois a calculé en 2013 que l'économie pourrait atteindre 4,8 millions d'euros par an.

Un an plus tard, nous apprenions que les administrations flamandes n'avaient reçu fin décembre que 25.000 e-factures à peine via Mercurius. Il s'agit de factures électroniques, notes de crédit et annexes de factures. Il ne s'agit là que d'une infime fraction par rapport aux 700.000 documents papier, mais l'administration entend continuer à inciter les fournisseurs à opter pour le numérique.

L'un des avantages de l'e-facturation est de permettre un règlement plus rapide des factures. Les administrations ont la réputation d'être des mauvais payeurs ; ainsi, quelque 15 à 20 % des factures ne seraient pas payées dans le délai de 30 jours en Flandre. Mais la numérisation doit accélérer les dossiers. Ainsi, un fournisseur participant à l'e-facturation aurait vu ce pourcentage réduit à 0,20 %.

Entre-temps, l'administration fédérale est également prête à recevoir des e-factures. C'est ainsi que Mercurius est pour l'instant migrée par l'éditeur de logiciels Babelway en une plateforme d'e-facturation à part entière, conforme au standard européen OpenPEPPOL (Pan European Public Procurement Online). Cette migration doit permettre aux factures traitées via Mercurius d'être également acceptées par d'autres administrations européennes (pour l'instant la Norvège, la Suède, le Danemark et les Pays-Bas). Sans doute l'administration flamande recevra-t-elle également davantage d'e-factures dès que les fournisseurs pourront facturer par voie numérique à plusieurs administrations nationales.

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