Jobs à Schmidt: "Ne nous fauchons pas mutuellement du personnel"

30/01/12 à 11:36 - Mise à jour à 11:36

Source: Datanews

Sept entreprises ICT, dont Apple, Google, Intel et Adobe sont accusées d'avoir conclu des accords en vue de ne pas se 'piquer' réciproquement du personnel.

Jobs à Schmidt: "Ne nous fauchons pas mutuellement du personnel"

Sept entreprises ICT, dont Apple, Google, Intel et Adobe sont accusées d'avoir conclu des accords en vue de ne pas se 'piquer' réciproquement du personnel.

Le procès au civil a été intenté par cinq personnes, parce que ces accords de ne pas recruter du personnel mutuel constituent une infraction aux règles de libre concurrence et à la loi antitrust. Les entreprises accusées sont Adobe, Apple, Intel, Google, Intuit, Lucasfilm et Pixar. Concrètement, elles auraient utilisé des listes d'entreprises 'offlimit'.

Dans le cadre de cette affaire, l'on a déjà vu apparaître ci et là des documents et des courriels qui le démontrent. Lorsqu'un membre du personnel de Google tenta de débaucher un important ingénieur chez Apple, Steve Jobs envoya un message à Eric Schmidt, mentionnant qu'il "aimerait que ton département de recrutement n'aille pas plus loin". Schmidt l'aurait fait suivre au département des ressources humaines de Google, qui aurait aussitôt licencié la personne concernée. Des excuses auraient aussi été présentées à Jobs. Chez Adobe, un document mettait en garde contre le fait que ce genre d'accords pouvaient s'avérer illégaux, alors qu'Intel parlait d'une espèce de 'gentleman's agreement' tranché par une poignée de mains, mais pas par un accord signé.

En 2010, un arrangement avait déjà été trouvé par les entreprises impliquées et la Justice américaine en vue d'interrompre ce genre de pratiques, mais le juge serait à présent prêt à donner une chance d'aboutir à la plainte déposée par les cinq personnes en question. Notamment du fait qu'aucune indemnisation n'était prévue en 2010, les plaignants veulent à présent amener l'affaire au niveau d'une 'class action suit', ce qui pourrait finalement coûter des millions de dollars aux entreprises concernées. La question sera en fin de compte de savoir si les entreprises ont convenu d'une telle stratégie en tant que groupe - ce qui constituerait une infraction claire à la loi 'antitrust' - ou s'il s'agissait d'accords bilatéraux.

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