Google veut introduire le contrôleur de faits dans les résultats de recherche

07/04/17 à 13:10 - Mise à jour à 13:44

Google envisage d'ajouter des labels à ses résultats de recherche, ce qui devrait permettre d'identifier plus aisément les fausses informations. L'entreprise technologique espère ainsi que les utilisateurs pourront se faire plus facilement un avis fondé.

Google veut introduire le contrôleur de faits dans les résultats de recherche

© Reuters

Les labels ne seront cependant pas disponibles pour chaque résultat de recherche. Si plusieurs sources tirent des conclusions différentes sur la véracité de certaines nouvelles, il en sera fait également mention. "Les contrôles de faits ne seront pas l'apanage de Google, mais seront affichés, afin que les gens puissent prendre des décisions en meilleure connaissance de cause. Malgré le fait que plusieurs conclusions puissent s'afficher, nous pensons qu'il est encore et toujours utile que les gens comprennent l'importance du consensus à propos d'une revendication spécifique, et disposent d'informations claires à propos des sources qui sont d'accord entre elles", indique Google dans un message de blog. Un algorithme détermine quelles sources seront ajoutées aux résultats de recherche de Google en tant que contrôleurs de faits fiables. Les organisations candidates à jouer le rôle de 'factchecker' (contrôleur de faits) doivent satisfaire à plusieurs règles strictes. La fonction a été déployée dans certains pays en octobre dernier déjà. A présent, Google la rend disponible partout.

Les entreprises technologiques sont toujours davantage sous pression, afin de prendre des mesures contre la désinformation et les contenus indésirables. Récemment encore, le gouvernement allemand a approuvé une proposition de loi, prévoyant des amendes jusqu'à cinquante millions d'euros au cas où des réseaux sociaux ne prendraient pas les mesures qui s'imposent en vue de supprimer en temps voulu les messages propagateurs de haine.

Lors des élections présidentielles américaines de l'année dernière, Facebook, surtout, fut nettement montrée du doigt par le grand public. Les opposants du nouveau président Trump brandirent l'argument, selon lequel des infos factices sur le réseau social avaient aidé celui-ci à remporter la victoire. L'entreprise tente depuis lors de lutter contre les fausses nouvelles en mentionnant clairement que la source du contenu n'est pas sûre.

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