Google: 'Collecter des données liées à l'écart existant entre les salaires masculins et féminins est trop coûteux'

29/05/17 à 11:37 - Mise à jour à 11:36

Source: Datanews

Selon Google, cela lui revient trop cher de collecter des données relatives à l'écart existant entre les salaires de ses collaborateurs et collaboratrices. C'est du moins ce que l'entreprise a affirmé au tribunal. Elle refuse ainsi de répondre à une demande émanant du ministère du travail américain.

Google: 'Collecter des données liées à l'écart existant entre les salaires masculins et féminins est trop coûteux'

© Reuters

Le géant technologique estime qu'il faudrait consacrer cinq cents heures de travail et 100.000 dollars pour satisfaire aux exigences de collecte de pareilles données. Selon les avocats de Google, il s'agit là d'une 'lourde tâche'. Le ministère du travail américain, qui a sollicité ces données, réagit déjà sur un ton sarcastique: "Pour Google, un tel coût est aussi facile à absorber qu'une goutte d'eau pour une éponge de cuisine toute sèche", a déclaré l'avocat du ministère, selon le journal britannique The Guardian. Pour info, la société mère de Google, Alphabet, est considérée comme l'une des entreprises les plus rentables des Etats-Unis avec un bénéfice de 5,43 milliards de dollars au premier trimestre de 2017.

Le ministère souhaite que Google lui fasse connaître certaines données salariales dans le cadre d'un audit, afin de vérifier si l'entreprise respecte bien les lois sur le travail et plus spécifiquement l'égalité salariale entre l'homme et la femme. Selon le ministère, le géant des recherches paierait en effet systématiquement à ses collaboratrices des salaires inférieurs à ceux versés à ses collaborateurs, ce que Google dément.

Selon les avocats de Google, la collecte de telles données représente un 'travail fastidieux et lourd', alors que l'entreprise a déjà consacré 2.300 heures de travail, dont coût un demi-million de dollars, pour satisfaire partiellement aux exigences du ministère. Les données que Google refuse encore de fournir, enfreindraient le droit au respect de la vie privée de son personnel.

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