France Télécom lorgne Le Monde

22/06/10 à 12:37 - Mise à jour à 12:37

Source: Datanews

France Télécom participe à la phase finale de la reprise du journal français réputé Le Monde.

France Télécom lorgne Le Monde

Conjointement avec deux partenaires, France Télécom participe à la phase finale de la reprise du journal français réputé Le Monde.

Pour apurer quelque 100 millions d'euros de dettes, Le Monde propose à la vente sur le marché environ 65 pour cent de ses actions. Deux groupes de repreneurs ont lancé une offre sur le journal et ses activités, dont un groupe formé autour du propriétaire du magazine français Le Nouvel Observateur, du groupe de presse espagnol Prisa (qui publie notamment le journal El Pais) et de France Télécom. Cette dernière serait avant tout tentée par les services interactifs de Le Monde, qui sont regroupés dans une filiale, Le Monde Interactif. Cette filiale s'occupe tant de le lemonde.fr que de leposte.fr et serait rentable. L'offre faite par ce groupe oscillerait entre 80 et 100 millions d'euros. France Télécom en prendrait quelque 20 à 25 millions à son compte. France Télécom tenterait ensuite de racheter ensuite les actions de l'autre actionnaire dans Le Monde Interactif, en l'occurrence les 37% du groupe Lagardère. En effectuant cette reprise, France Télécom prendrait le sillage de la plupart des opérateurs télécoms qui veulent fournir des services lucratifs en complément de la capacité de transfert numérique.

Nid de guêpes

La reprise de Le Monde va du reste engendrer un véritable nid de guêpes politique. Le second groupe qui a lancé une offre sur Le Monde, réunit en effet trois personnes - Mathieu Pigasse, Pierre Bergé et Xavier Niel - qui passent pour des concurrents du président Sarkozy. Et ce dernier aurait déjà mis en garde la direction de Le Monde qu'un rachat par ce groupe coûterait au journal un solide montant de subsides d'Etat. D'autre part, l'actionnariat de 26% du gouvernement français dans France Télécom soulève aussi des questions...

Par ailleurs, une troisième offre aurait été lancée in extremis par le milliardaire russe Gleb Fetisov, propriétaire du groupe bancaire Moi, selon le magazine financier russe Kommersant. Fetisov suivrait ainsi les traces d'Alexander Pugachev, fils du milliardaire russe Sergej Pugachev, qui a racheté l'an dernier le journal France Soir.

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