Facebook va ouvrir trois centres de formation européens

22/01/18 à 14:40 - Mise à jour à 14:40

Facebook promet d'inculquer d'ici 2020 des compétences numériques à dix millions de personnes. Dans ce but, le géant technologique va ouvrir notamment trois centres de formation en Europe.

Facebook va ouvrir trois centres de formation européens

© Dino

Facebook ouvrira ces centres en Espagne, en Pologne et en Italie. Ils proposeront des formations dans les domaines des compétences numériques, de la connaissance des médias et de la sécurité en ligne à des groupes n'ayant qu'un accès limité à la technologie, dont des parents, des enfants et des migrants. Facebook a déjà créé des centres de ce genre au Nigeria et au Brésil.

"Certaines personnes sont soucieuses du fait que la révolution numérique va les mettre sur la touche. Voilà pourquoi nous voulons leur apprendre les compétences dont elles auront besoin pour avoir leur mot à dire dans la société digitale", explique le COO de Facebook, Sheryl Sandberg, à l'agence Reuters.

Le géant technologique investirait également 10 millions d'euros en France dans la recherche sur l'intelligence artificielle. En outre, Facebook entend aider les startups à croître et à former leur personnel et ce, grâce au programme européen 'Community Boost', qui prévoit des formations pour 100.000 petites entreprises et des trainings en ligne pour 250.000 firmes.

Pourquoi cette offensive de charme?

L'offensive de charme de Facebook a été lancée, après que toute une série de pays de l'UE se soient regroupés derrière une proposition commune destinée à taxer davantage les géants technologiques (ou du moins à contrer l'exonération fiscale en les taxant dans les pays où ils sont actifs).

De plus, divers pays européens veulent prendre des mesures strictes contre Facebook, si le réseau social laisse trop longtemps des fausses nouvelles ou des messages de haine sur sa plate-forme. En Allemagne, une loi rigoureuse est déjà en vigueur, alors que la France prépare également une loi destinée à faire arrêter la diffusion de fausses nouvelles en période électorale.

Pour Facebook, qui doit recourir à toujours plus de collaborateurs pour passer en revue les messages dénoncés comme incorrects, ce genre de réglementation est mal perçu. Pour sa part, Mark Zuckerberg préfère résoudre les problèmes causés par sa plate-forme. Il en a même fait sa bonne résolution pour 2018. Il est donc manifeste que Facebook désire à présent aussi redorer son blason en Europe.

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