Facebook doit intervenir plus vite en cas de contenu offensant, selon de jeunes Flamands

19/03/15 à 13:59 - Mise à jour à 13:59

Source: Belga

Les jeunes veulent que Facebook scanne automatiquement son réseau à la recherche de contenu blessant et intervienne plus vite dans ce cas. Les pages incitant à la haine, les photos de nu ou les faux profils devraient être détectés aussi plus rapidement, selon eux. Voilà ce que révèle une étude de l'Universiteit Antwerpen.

Facebook doit intervenir plus vite en cas de contenu offensant, selon de jeunes Flamands

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Facebook a annoncé plus tôt cette semaine des directives 'plus transparentes', pour faire mieux comprendre aux utilisateurs le type de contenu susceptible d'être bloqué. Facebook a également affirmé ne pas envisager de scanner automatiquement son réseau à la recherche de contenus inappropriés.

Néanmoins, nombre de jeunes apprécieraient ce genre d'approche automatique, comme il ressort d'une récente étude réalisée par Kathleen Van Royen, la professeure Heidi Vandebosch et la professeure Karolien Poels de l'Universiteit Antwerpen, auprès de groupes-cibles de 66 jeunes Flamands âgés entre 12 et 18 ans.

'L'évaluation manuelle des mentions peut prendre pas mal de temps. Il en résulte que du contenu offensant se propage largement, avant que l'on intervienne réellement. Voilà ce qui cause du souci aux jeunes aujourd'hui', explique Van Royen.

Les jeunes interrogés veulent en outre que soient détectés plus rapidement les pages incitant à la haine, les photos de nu et les faux profils. 'C'est possible par exemple par des systèmes de détection automatiques. Ce genre de technique peut découvrir automatiquement par reconnaissance des images et des mots les cas de cyber-harcèlement et d'autres contenus indésirables', ajoute Van Royen.

Les jeunes souhaiteraient même que ces systèmes soient utilisés de manière proactive pour supprimer le contenu avant même qu'il puisse être chargé. 'Les jeunes sont insatisfaits du système de rapportage car il n'y a même souvent aucune réaction à leurs messages', conclut Van Royen.

(Belga/MI)

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