Facebook de nouveau dans la ligne de mire suite à la diffusion de contenus illégaux

14/04/17 à 13:32 - Mise à jour à 13:31

Facebook n'est pas parvenue à retirer des dizaines d'images pédopornographiques et extrémistes, même après qu'un reporter lui en ait fait rapport. Il en résulte que le site social risque d'être poursuivi en justice en Grande-Bretagne, selon le journal britannique The Times.

Facebook de nouveau dans la ligne de mire suite à la diffusion de contenus illégaux

© AFP

C'est via un faux compte Facebook qu'un journaliste du Times a découvert entre autres des images et des vidéos à caractère pédopornographiques et d'autres encore dans lesquelles les récents attentas à Londres et en Egypte étaient glorifiés.

Le journaliste en a informé Facebook, mais le site social n'a retiré que quelques photos et vidéos incriminées et pas des messages postés par des islamistes extrémistes incitant à perpétrer de nouveaux attentats, parce que ces messages n'enfreignaient soi-disant pas les principes de la communauté, selon Facebook. Certains de ces messages ont même été promus par les algorithmes de Facebook. Ce n'est qu'après que le reporter du Times se soit fait réellement connaître en tant que journaliste que les photos et vidéos ont été supprimées.

Comme Facebook n'arrive pas à retirer du contenu illégal après en avoir été dûment informée, l'entreprise pourrait être poursuivie en justice pour la publication et la diffusion de telles images.

"Nous regrettons ce qui s'est passé", a réagi Justin Osofsky, Vice President of Operations chez Facebook. "Il est clair que nous pouvons faire mieux. Nous continuons de travailler d'arrache-pied pour rencontrer les attentes élevées des utilisateurs."

Précédemment, la chaîne publique britannique BBC avait également fait rapport de la présence dune centaine d'images pédopornographies sur Facebook, mais dix-huit d'entre elles seulement avaient été retirées. En outre, la BBC avait été dénoncée à la police par le site social, parce que les journalistes d'investigation lui avaient fait parvenir le contenu en question à la requête de l'entreprise elle-même.

Yvette Cooper, présidente de la commission de l'Intérieur au Parlement britannique, se dit contrariée: "Les médias sociaux doivent rapidement mettre de l'ordre dans leurs affaires. Cela n'a que beaucoup trop duré. Il est temps que le gouvernement se penche sérieusement sur la proposition allemande consistant à imposer des amendes si du contenu illégal et dangereux n'est pas retiré dans l'immédiat."

Le cabinet allemand a en effet récemment approuvé une proposition de loi stipulant d'imposer des amendes allant jusqu'à cinquante millions d'euros, si des entreprises de médias sociaux n'arrivent pas à retirer tout contenu à caractère criminel dans les sept jours. Certains contenus devraient même être supprimés dans les vingt-quatre heures. Cette proposition de loi ne doit plus être approuvée que par le Parlement allemand.

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