Edward Snowden: 'Le FBI n'a pas besoin de l'aide d'Apple pour pirater un iPhone'

09/03/16 à 11:56 - Mise à jour à 11:55

Selon le dénonciateur Edward Snowden, le FBI n'a absolument pas besoin de l'assistance d'Apple pour déverrouiller l'iPhone d'un terroriste.

Edward Snowden: 'Le FBI n'a pas besoin de l'aide d'Apple pour pirater un iPhone'

© REUTERS/Vincent Kessler

Le FBI est engagé depuis plusieurs semaines déjà dans un bras-de-fer public avec Apple. Le service de renseignements exige qu'Apple déverrouille l'iPhone 5C d'un des auteurs de la fusillade de San Bernardino, mais Apple répond que si elle le fait, ce sont tous les iPhone qui seront menacés. Si Apple prévoit une porte dérobée dans le logiciel, des criminels (et des services de renseignements) en abuseront à coup sûr. Apple craint aussi qu'en cédant face au FBI, cela n'engendre un précédent qui permettrait dans le futur aux services de renseignements quels qu'ils soient d'accéder aux iPhone (et à d'autres appareils technologiques) par le truchement d'une simple procédure juridique.

'Le FBI déclare qu'Apple dispose de possibilités techniques exclusives pour déverrouiller le téléphone en question', a affirmé Snowden lors d'une conférence de Common Cause. 'Avec tout le respect, c'est une totale ineptie.'

'Le consensus technologique mondial s'oppose au FBI', écrit-il encore sur un tweet. Selon Snowden, le FBI possède assez de solutions pour pirater cet iPhone. Dans son tweet, Snowden reprend un article d'ACLU expliquant comment l'iPhone peut être déverrouillé. 'Et ce n'est encore là qu'une manière.'

Il n'est donc pas impensable que le FBI mette expressément ce débat sur la voie publique, alors qu'il a la possibilité d'accéder à l'iPhone. S'il obtient gain de cause dans cette affaire, il lui sera en effet à l'avenir plus facile d'avoir accès à des appareils cryptés. Et même si le FBI peut à présent lui-même 'craquer' des appareils cryptés, le cryptage des smartphones s'améliore sans cesse. Le service de renseignements pourrait donc ainsi vouloir se couvrir au cas où il ne serait plus à même d'y pénétrer.

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