E-government: peut mieux faire

16/05/06 à 00:00 - Mise à jour à 15/05/06 à 23:59

Source: Datanews

Dans leurs relations avec les pouvoirs publics, la plupart des Belges choisissent encore et toujours le téléphone. Voilà ce qui ressort d'une étude réalisée par le fournisseur de services IT Accenture. Même si la Belgique se trouve dans le top mondial en matière de pénétration de l'internet, l'e-government ne fait pas encore l'objet d'une confiance absolue de la part des citoyens. "?Peut/doit mieux faire", tel est le massage des participants à l'étude.

Plus d'un tiers des Belges (38 %) affirment que le téléphone est encore et toujours le meilleur moyen de communiquer avec les autorités. Voilà ce qu'indique une étude réalisée par Accenture à propos du e-gouvernement. Le contact direct vient à la deuxième place (25 %), suivi par l'internet (14 %). Lueur d'espoir: l'internet occupe la deuxième position (de nouveau après le téléphone) en tant que 'moyen préférentiel' pour atteindre les autorités.Un peu plus de la moitié (53 pour cent) des personnes interrogées ont, l'an dernier, utilisé (intensivement ou non) les applications e-gouvernementales. C'est là plus ou moins le même nombre que l'an dernier. Selon Accenture, la raison en est que le gouvernement n'a guère fait appel au marketing pour promouvoir les services en ligne. Accenture attribue en outre la hausse de l'utilisation e-gov par les plus de 50 ans par le fait que ces services sont de plus en plus intégrés dans le public.Les participants estiment que le gouvernement pourrait en tout cas s'améliorer dans l'utilisation des 'e'-applications. Pour eux, le monde des affaires fait sur ce plan encore mieux de quelque 15 pour cent. Par ailleurs, dans 20 des 21 pays (Singapour est l'exception) où Accenture a effectué la même étude, les pouvoirs publics semblent accuser du retard sur le secteur privé. Jos Vranken, directeur des Services Publics chez Accenture Belgique, juge les résultats belges significatifs et suggère: "Une extension des services en ligne et une meilleure divulgation des adresses de contact pourraient constituer un sérieux stimulant."

Nos partenaires