'Didier Bellens, CEO de Belgacom, n'a rien révélé de l'espionnage internet une année durant'

17/09/13 à 14:24 - Mise à jour à 14:24

Source: Datanews

Belgacom semble être au courant depuis un an déjà de l'affaire d'espionnage perpétrée (probablement) par la NSA. Pourtant, son CEO Didier Bellens a choisi de ne pas en parler au gouvernement, dont les membres ne sont pas satisfaits. Cela écrit Het Nieuwsblad.

'Didier Bellens, CEO de Belgacom, n'a rien révélé de l'espionnage internet une année durant'

© Image Globe / DIRK WAEM

Belgacom savait depuis plus d'un an déjà que l'on s'était introduit dans ses systèmes, mais pendant tout ce temps, Didier Bellens a refusé d'en informer le gouvernement. Ce n'est donc que le 19 juillet dernier que l'affaire d'espionnage a été dévoilée à un nombre restreint de ministres, suite à une plainte contre X introduite par Belgacom auprès du parquet fédéral. Le fait que Bellens ait gardé cette information secrète aussi longtemps, est étonnant, puisque les pouvoirs publics sont l'actionnaire majoritaire de Belgacom.

CD&V: "Belgacom a commis une grave erreur" La plupart des membres du gouvernement se sont dès lors offusqués de l'attitude de Bellens. "Ce n'est pas possible" et "Il est étrange que Bellens n'en ait pas parlé", telles ont été quelques réactions entendues au sein du gouvernement.

"Belgacom a commis une grave erreur", a déclaré Roel Deseyn, député du CD&V. "A l'instar de toutes les autres entreprises, Belgacom doit faire rapport des incidents en matière de sécurité au gouvernement et à ses abonnés. Le gouvernement doit par conséquent vérifier si Belgacom a respecté les règles."

Belgacom: "Pas de comptes à rendre au ministre" Belgacom affirme pour sa part que oui: "Nous avons d'abord informé le parquet fédéral, puis l'IBPT. Nous sommes une entreprise publique autonome et n'avons donc pas de comptes à rendre au ministre", a déclaré le porte-parole Jan Margot. "Et si nous avions informé notre actionnaire majoritaire, les pouvoirs publics, nous aurions dû faire de même avec les autres actionnaires. Ce n'était pas possible."

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