Des universités veulent un logiciel mettant en garde contre le cyber-harcèlement

27/11/13 à 14:48 - Mise à jour à 14:48

Source: Datanews

Des collaborateurs du projet de recherche AMiCA des universités d'Anvers, de Gand et de Louvain lancent un appel en vue de collecter des messages de harcèlement numérique à des fins d'analyse scientifique. A terme, leur but est de développer un logiciel qui met en garde contre le harcèlement ou le comportement d'automutilation.

Des universités veulent un logiciel mettant en garde contre le cyber-harcèlement

Quiconque a en sa possession des courriels, SMS, conversations chat ou messages via des sites de socialisation, mettant en évidence un comportement de harcèlement, peut les faire parvenir à AMiCA (Automatic Monitoring for Cyberspace Applications), un projet de recherche des universités d'Anvers, de Gand et de Louvain. AMiCA entend utiliser ces données à des fins d'analyse scientifique.

Technologie linguistique "Grâce à ce projet, nous voulons développer des algorithmes en vue de rechercher, dans du texte et des images, toute attitude sexuelle outrancière telle que la pédophilie, l'automutilation, voire le suicide, mais aussi le cyber-harcèlement", déclare le professeur de technologie linguistique Véronique Hoste (UGent). "Nous ne disposons encore que nettement trop peu de matériel en matière de cyber-harcèlement. Plus nous disposerons de données, plus nos systèmes pourront être précis. Nous entendons faire des recherches sur des mots-clés, mais aussi sur des déclarations sarcastiques, provisoirement encore assez malaisément détectables via la technologie linguistique."

Avec la collaboration de Microsoft et Netlog L'objectif est d'en arriver d'ici quatre ans environ à un prototype de logiciel susceptible d'être utilisé sur les sites sociaux ou dans ce qu'on appelle le software de contrôle parental. Dans ce contexte, les chercheurs collaborent avec un groupe d'entreprises, dont le géant du software Microsoft et le site de socialisation Netlog. La Federal Computer Crime Unit, Sensoa et Child Focus sont aussi impliqués.

Sensible à la confidentialité Les chercheurs ont conscience que le projet et le logiciel qui en résultera, sont très sensibles à la confidentialité. "Nous traitons tous les messages qui nous parviennent de manière anonyme et nous impliquons aussi dès le début des juristes pour vérifier que le logiciel développé respecte la problématique de la vie privée", conclut Hoste. (Belga/MI)

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