Des milliers de comptes bancaires belges piratés

26/06/12 à 13:41 - Mise à jour à 13:41

Source: Datanews

Le parquet fédéral confirme avoir arrêté et incarcéré ces derniers jours quatre personnes et mené à leur propos une enquête judiciaire suite au piratage de sites web bancaires. Il s'agit de deux Russes et de deux Polonais qui résidaient légalement en Belgique et qui auraient mis leur propre compte bancaire à disposition afin de transférer l'argent dérobé lors des actes de piratage. Selon le parquet fédéral, le total des montants piratés dépasserait les 3 millions d'euros. L'enquête menée par le parquet fédéral sous la direction du juge d'instruction Michel Claise cible une organisation criminelle qui, au moyen d'un maliciel (malware), cherchait à accéder aux ordinateurs des clients recourant au PC-banking.

Des milliers de comptes bancaires belges piratés

Le parquet fédéral confirme avoir arrêté et incarcéré ces derniers jours quatre personnes et mené à leur propos une enquête judiciaire suite au piratage de sites web bancaires. Il s'agit de deux Russes et de deux Polonais qui résidaient légalement en Belgique et qui auraient mis leur propre compte bancaire à disposition afin de transférer l'argent dérobé lors des actes de piratage. Selon le parquet fédéral, le total des montants piratés dépasserait les 3 millions d'euros. L'enquête menée par le parquet fédéral sous la direction du juge d'instruction Michel Claise cible une organisation criminelle qui, au moyen d'un maliciel (malware), cherchait à accéder aux ordinateurs des clients recourant au PC-banking.

Les données qu'ils collectaient ainsi, étaient ensuite exploitées pour accéder via internet aux comptes de ces clients et pour en détourner de l'argent. Cet argent était alors transféré sur les comptes de ce qu'on appelle en jargon des "mules", à savoir des personnes spécialement sélectionnées, qui acceptent que leur compte bancaire soit utilisé pour ce faire. Ces "mules" étaient donc chargées de virer à l'étranger les sommes dérobées. En contrepartie, ils recevaient 5 à 10 pour cent des montants détournés.

L'organisation criminelle avait effectué une phase de test au deuxième semestre de 2011, durant laquelle plusieurs tentatives avaient été entreprises pour accéder à des comptes bancaires. De petits montants avaient été à chaque fois détournés. Au début de cette année, l'organisation était passée à la vitesse supérieure et s'était mise à commettre des virements frauduleux à une échelle nettement plus importante et à un rythme beaucoup plus soutenu.

Plus de 3 millions d'euros

L'organisation ciblait cinq grandes banques belges. Dans l'une d'elles, pas moins de 7.500 clients ont été victimes de piratages durant la période allant du 1er janvier au 4 juin, et 1.836.130,52 euros ont été détournés. Dans une deuxième banque, il s'agissait de 4.900 clients et de 1.496.012 euros. L'on ne sait pas quelles sont exactement ces deux banques. Les trois autres banques n'ont pas encore communiqué de chiffres quant au nombre de clients concernés, mais selon le parquet, les données devraient être semblables à celles des deux premières. Comme l'organisation a en outre utilisé les services de "mules" qui disposaient d'un compte dans la même banque que les victimes, il était quasiment impossible de bloquer les transferts frauduleux.

"Mules"

Vu l'ampleur du phénomène, le parquet fédéral a décide de lancer une enquête sous la direction du juge d'instruction Claise. Dans le cadre de cette enquête, quatre "mules" ont à présent été arrêtées et incarcérées. "Leur incarcération a certainement toute son importance", déclare Lieve Pellens, porte-parole du parquet fédéral. "Sans ce genre de personnage, l'organisation criminelle ne peut tout simplement pas entrer en possession de son butin. Les mules sont donc des complices à part entière."

Le quatuor a été mis en examen pour avoir effectué des transferts d'argent sans disposer de la qualité d'intermédiaire financier, mais aussi pour s'être rendu coupable de pratiques de blanchiment d'argent et de complicité de piratage. Chacun d'eux risque une peine d'emprisonnement de 5 ans maximum.

Source: Belga

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