Des escrocs en ligne prennent pour cible les amis des animaux

20/08/08 à 15:00 - Mise à jour à 14:59

Source: Datanews

Le service en charge du bien-être animalier auprès du service public fédéral (SPF) Santé, Sécurité de la chaîne alimentaire et Environnement met en garde contre la présence d'escrocs qui proposent des chiots à adopter sur internet.

Le service en charge du bien-être animalier auprès du service public fédéral (SPF) Santé, Sécurité de la chaîne alimentaire et Environnement met en garde contre la présence d'escrocs qui proposent des chiots à adopter sur internet.

Il convient de se méfier d'organisations qui, sur base de récits dramatiques ou de menaces d'euthanasie, entendent promouvoir l'adoption d'animaux de refuge. Dans de nombreux cas, il s'agit d'escrocs qui abusent de la bonté des amis des animaux. Leur appel déchirant se présente souvent comme suit: contre la somme de 200 euros, les amis des animaux peuvent, via l'ambassade Animal Welfare, adopter un chiot et le sauver ainsi de la mort. Quiconque mord à l'hameçon, s'entend dire que l'animal se trouve encore au Cameroun. Pour l'acheminer en Belgique, il faut d'abord verser une caution de 890 euros. Un peu plus tard, un message signale que le chiot est arrivé à Glasgow et qu'il faut de nouveau débourser 1.570 euros pour prévoir une cage spéciale pour son transfert chez nous car la cage africaine ne suffit pas. Les amateurs d'animaux inquiets s'acquittent alors encore de cette somme. L'animal qui est accompagné par un couple de convoyeurs est alors saisi à l'aéroport britannique.

Une autorisation en provenance du Cameroun peut résoudre le problème, mais cela revient encore à 2.700 euros. Ensuite, l'ambassade Animal Welfare signale que l'autorisation du Cameroun n'est pas acceptée. Les escrocs brandissent alors la menace que le couple de convoyeurs risque la prison, sauf si l'on verse de nouveau 4.100 euros. Résultat: les gens ne voient jamais leur chiot, mais dilapident leurs économies.

"Pas mal de personnes se sont déjà fait escroquer", déclare Wim D'Hooghe, du service 'politique sanitaire animaux et plantes'. Ce service a découvert la supercherie après avoir reçu de nombreux coups de fil de Belges qui s'informaient de la législation en vigueur à propos de l'importation de chiots en provenance du Cameroun.

Nos partenaires