Des entreprises technologiques américaines veulent se soustraire à la législation européenne en matière de sécurité

10/12/14 à 14:11 - Mise à jour à 18:07

Source: Datanews

Des entreprises telles Google, Microsoft, Cisco et Facebook ne ménagent pas leurs efforts de lobbying pour être exclus de la législation européenne qui contraint les sociétés à faire part des infractions à la sécurité et à prendre des mesures complémentaires.

Des entreprises technologiques américaines veulent se soustraire à la législation européenne en matière de sécurité

. © Sébastien Bertrand (cc)

La 'Network and Information Security Directive' sera finalisée dans les prochaines semaines, selon l'agence Reuters. Elle concerne en première instance surtout les secteurs cruciaux tels l'énergie, le transport et la finance. Mais du côté de l'Allemagne et de la France, des voix se font entendre pour y soumettre aussi les acteurs 'cloud', réseaux sociaux, moteurs de recherche et plates-formes d'e-commerce, du fait qu'ils sont utilisés de manière particulièrement vaste.

Les entreprises en question s'y opposent. Elles argumentent que leur services sont "utiles, mais pas cruciaux", selon un membre de la Computer and Communications Industry Association, un groupe de lobbying oeuvrant au nom de ces entreprises.

Ces dernières estiment que des incidents répétés vont avoir lieu. Une banque piratée annoncera en effet que son fournisseur cloud est aux prises avec un problème de sécurité. Mais avec ce genre de loi, les entreprises s'attendent aussi à des frais supplémentaires pour se mettre en ordre, ce qu'elles n'apprécient pas du tout.

Aujourd'hui, il existe une obligation de déclaration sous certaines conditions, mais tel n'est pas encore le cas pour toute l'Europe, et il n'y a à coup sûr pas de centralisation. Reste à savoir à quoi ressemblera la loi. Selon Reuters, le Parlement européen entend faire collaborer toutes les entreprises dans les secteurs spécifiques. Mais les pays membres veulent pouvoir choisir eux-mêmes les entreprises concernées dans chaque secteur. Si tel est le cas, le secteur technologique craint une politique fragmentée, par laquelle chacun des 28 états membres soumettra d'autres entreprises à la loi.

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