Des Belges vont protéger les titulaires de marque pour l'Icann

04/06/12 à 09:48 - Mise à jour à 09:48

Source: Datanews

Deloitte Belgique, IPClearinghouse et IBM Belgique vont gérer le 'clearinghouse' (bureau central) mondial au profit du gestionnaire des noms de domaine, l'Icann. Ce 'clearinghouse' aura pour tâche de prévenir les propriétaires de marque, lorsque des non ayants-droit achèteront des adresses internet où l'on retrouvera la marque en question. A partir de 2013, des centaines de nouvelles extensions internet apparaîtront sur internet. Nombre d'entreprises craignent dès lors des abus pour leurs marques et que des personnes mal intentionnées et ce qu'on appelle des 'cybersquatters' enregistrent leurs marques sous plusieurs de ces nouvelles extensions, pour en abuser ou pour les vendre au prix fort.

Des Belges vont protéger les titulaires de marque pour l'Icann

Deloitte Belgique, IPClearinghouse et IBM Belgique vont gérer le 'clearinghouse' (bureau central) mondial au profit du gestionnaire des noms de domaine, l'Icann. Ce 'clearinghouse' aura pour tâche de prévenir les propriétaires de marque, lorsque des non ayants-droit achèteront des adresses internet où l'on retrouvera la marque en question.

A partir de 2013, des centaines de nouvelles extensions internet apparaîtront sur internet. Nombre d'entreprises craignent dès lors des abus pour leurs marques et que des personnes mal intentionnées et ce qu'on appelle des 'cybersquatters' enregistrent leurs marques sous plusieurs de ces nouvelles extensions, pour en abuser ou pour les vendre au prix fort.

Le gestionnaire mondial des noms de domaine, l'Icann, est conscient du problème et souhaite y apporter une solution à l'aide d'un 'trademark clearinghouse' (bureau central en charge des marques). Ce dernier proposera des services de validation et s'occupera de deux choses: d'une part accompagner le 'Sunrise' que toutes les nouvelles extensions internet doivent parcourir (le Sunrise est la période de deux mois au cours de laquelle seuls les propriétaires de marque, d'éventuels autres ayants-droit et des gouvernements ont l'autorisation d'enregistrer un nom), et d'autre part assurer un service de réclamations ('claimservice').

"Ce service de réclamations doit être considéré comme une espèce de banque de données regroupant toutes les marques qui le souhaitent", déclare le spécialiste des noms de domaine Jan Corstens de Deloitte Belgique. "Si des non ayants-droit veulent acheter un nom de domaine d'une marque se trouvant dans la banque de données, le propriétaire de cette marque sera aussitôt averti."

Les opérateurs derrière les nouvelles extensions internet seront tenus de proposer ce genre de service de notification pendant les deux premiers mois après le Sunrise. Ce sont eux-mêmes qui devront décider s'ils veulent prolonger ce service au-delà de cette période.

Ce qui est étonnant ici, c'est que ce sont des Belges qui vont gérer le 'clearinghouse' au profit de l'Icann. Deloitte Belgique se chargera en effet de la validation du contenu de la banque de données, et IBM Belgique s'occupera de l'interface et des services pour les centres de données. Les deux sociétés feront appel à l'expertise de la petite entreprise IPClearinghouse, qui propose depuis assez longtemps déjà du software de validation.

IPClearinghouse L'équipe d'IPClearinghouse n'est plus une inconnue dans le monde des noms de domaine, car avec sa petite entreprise de services internet Sensirius, elle va bientôt gérer une vingtaine de nouvelles extensions internet, dont celles de KPN, de Deloitte même, d'une grande ville américaine et du conseiller financier LPL Financial coté au Nasdaq.

Deloitte Belgique de son côté a déjà acquis pas mal d'expérience en matière de lancement de domaines de 'top level' (LTD). L'équipe entourant Corstens a accompagné quasiment tous les processus Sunrise de ces dernières années.

Rien n'a filtré à propos de la valeur du contrat signé avec l'Icann, mais une entreprise qui désire figurer dans la banque de données du 'clearinghouse', devra verser 150 dollars par an. Les registries derrière les nouvelles extensions internet devront débourser pour leur part un coût d'activation unique de 7.000 à 10.000 dollars par TLD. L'objectif est de rendre les services du clearinghouse de l'Icann en octobre.

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