Décès de l'ex-directrice de HP, Patricia Dunn

09/12/11 à 12:14 - Mise à jour à 12:13

Source: Datanews

L'ex-directrice de HP, Patricia 'Pat' Dunn, est décédée le 4 décembre 2011 à l'âge de 58 ans des suites d'un cancer.

Décès de l'ex-directrice de HP, Patricia Dunn

L'ex-directrice de HP, Patricia 'Pat' Dunn, est décédée le 4 décembre 2011 à l'âge de 58 ans des suites d'un cancer.

Dunn fut de février 2005 à septembre 2006 présidente du conseil d'administration de HP. Elle démissionna début 2007 après les remous causés par l'écoute de communications téléphoniques entre des membres de la direction de HP et des journalistes.

Dunn (née en 1953) a fait des études de journalisme à l'université de Berkeley, où elle fut diplômée en 1975. Elle travailla ensuite au sein de l'institution financière Wells Fargo & Co et comme CEO chez Barclays Global Investors. Entre 1998 et 2005, Dunn fit partie de la direction de HP. Et en 2006, elle devint président du conseil d'administration de l'entreprise.

En 2006, des réunions d'administration de HP furent divulguées dans la presse. Dunn aurait loué alors les services de détectives privés pour détecter qui était à l'origine de ces fuites. Des membres de la direction et des journalistes furent mis sur écoute. Ces détectives ont ainsi enfreint la vie privée des personnes concernées et se sont fait passer pour d'autres, afin d'obtenir davantage d'informations. Or ce qu'on appelle le 'pretexting' est interdit par la loi. La commission du congrès américain qui examina ce scandale d'espionnage chez HP, fut indignée de la manière d'agir de l'entreprise.

Dunn et quatre personnes furent accusées en 2007 par le ministère public de complot et de violation de la vie privée. Le ministère public renonça cependant à toutes les plaintes relatives au scandale d'espionnage à l'encontre de Dunn, parce que celle-ci était malade. Elle se battait en fait depuis quelques années déjà contre le cancer. Les quatre autres suspects du scandale d'espionnage ont été jugés coupables et se sont vu infliger des peines de travaux d'intérêt général. HP accepta par ailleurs un arrangement d'un montant de 14,5 millions de dollars. Dunn a du reste toujours maintenu qu'elle n'était pas impliquée dans l'engagement de détectives privés.

En collaboration avec Computable

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