De Croo partage les préoccupations du secteur télécom

02/02/18 à 12:21 - Mise à jour à 12:20

Source: Datanews

Le ministre en charge des télécommunications Alexander De Croo comprend les soucis des opérateurs télécoms, même s'il indique que l'adaptation voulue relève surtout d'un débat au niveau de l'Europe.

De Croo partage les préoccupations du secteur télécom

Alexander De Croo © Belga Image

Dans le cadre d'un point de vue commun, les principaux opérateurs télécoms belges ont fait savoir qu'ils investissent volontiers dans le paysage télécom, mais que le bât blesse au niveau de ce qu'on appelle les acteurs 'over-the-top' (OTT) tels Facebook, Google, Apple, Amazon, Microsoft, qui proposent parfois des services similaires, sans devoir satisfaire à la même réglementation.

De Croo dit comprendre ce besoin et affirme que notre pays portera ce point de vue au niveau européen, où la nouvelle ordonnance 'Telecomcode and e-Privacy' sera négociée. Selon lui, cela devrait conduire à un champ d'activités plus égalitaire pour les opérateurs télécoms classiques et les acteurs OTT. Mais ce débat doit avoir lieu sur le plan européen et donc pas au cabinet du ministre ou chez le régulateur télécom, l'IBPT.

Pas réglementer moins, mais de façon plus équilibrée

Rendre la réglementation plus stricte ou plus souple ne doit pas être à l'ordre du jour. Selon De Croo il faut, quel que soit le genre d'acteur proposant les services, adapter les règles pour que chacun ait les mêmes obligations en matière de protection des consommateurs, de respect de la vie privée et de sécurité.

Le ministre apporte cependant la nuance, selon laquelle il n'est pas judicieux d'appliquer aussi aux acteurs OTT les règles prévoyant par exemple de changer gratuitement d'opérateur. Mais d'autres règles ayant trait par exemple au traitement des données de localisation, où les opérateurs locaux sont légalement limités dans ce qu'ils peuvent faire, pourraient, elles, être adaptées.

"Nous voulons en effet que nos acteurs télécoms puissent eux aussi bénéficier des avantages des données massives ('big data', ndlr) et d'autres évolutions encore", peut-on lire dans un communiqué adressé à notre rédaction.

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