De Backer se pose des questions à propos de la reconnaissance faciale de Facebook

20/04/18 à 10:27 - Mise à jour à 10:27

Le secrétaire d'Etat en charge de la protection de la vie privée Philippe De Backer (Open Vld) aspire à plus de clarté au sujet de la reconnaissance faciale que Facebook a introduite cette semaine. Voilà ce qu'il a déclaré jeudi après-midi à la Chambre.

De Backer se pose des questions à propos de la reconnaissance faciale de Facebook

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Il y a six ans, le 'tagging' (identification) automatique sur des photos d'utilisateurs européens de Facebook a été bloqué, parce qu'il ne respectait pas la vie privée. A présent que le GDPR va entrer en vigueur dans l'UE, Facebook profite de l'occasion pour réintroduire sa reconnaissance faciale en Europe. Tous les Européens se verront poser la question explicite de savoir s'ils veulent activer cette fonction, a annoncé Facebook mercredi.

"Je ne vois pas clairement à quoi précisément un utilisateur de Facebook donnerait son autorisation, s'il accepte la reconnaissance faciale", explique le secrétaire d'Etat De Backer. "Serait-ce pour chaque photo apparaissant sur Facebook, pour toute photo se trouvant sur notre smartphone, pour un tag sur Facebook ou pour chaque profil présent sur le réseau social? De plus, pendant combien de temps ces données seront-elles conservées? Il faut très rapidement que la clarté soit faite."

Suite au procès que le Commission vie privée belge a intenté à Facebook, un groupe de travail en matière de médias sociaux et de respect de la vie privée a été mis sur pied au niveau européen en accord avec l'ensemble des Commissions vie privée européennes. "S'il en ressort que Facebook ne respecte pas le règlement européen, nous interviendrons. Nous surveillons tant Facebook que les autres géants de médias sociaux, afin de leur imposer les nouvelles règles européennes de protection de la vie privée, de les contraindre à les respecter, et de les sanctionner si tel n'est pas le cas", ajoute De Backer.

En cas d'infraction au GDPR, il est prévu des amendes pouvant aller jusqu'à 4 pour cent du chiffre d'affaires mondial de l'entreprise concernée. Pour une firme comme Facebook, cela peut atteindre plusieurs millions.

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