Datahouse Belgium déclaré en faillite

16/07/13 à 12:57 - Mise à jour à 12:57

Source: Datanews

Le centre de données qui avait été vendu en 2011 par Scarlet dépose le bilan. Datahouse promet la continuité, mais cette faillite n'est pas une surprise.

Datahouse Belgium déclaré en faillite

Le centre de données qui avait été vendu en 2011 par Scarlet dépose le bilan. Datahouse promet la continuité, mais cette faillite n'est pas une surprise.

L'arrêt avait déjà été annoncé la semaine dernière par Tweakers qui signalait que des serveurs de clients auraient été saisis, mais que les activités se poursuivaient pour le moment.

Depuis les Pays-Bas, un collaborateur de Datahouse confirme à notre rédaction que la faillite a été déclarée pour la division belge. Mais peu d'informations complémentaires sont communiquées pour le moment. L'entreprise souligne toutefois que la continuité sera garantie.

Jusqu'à l'été 2011, le centre de données était aux mains de Scarlet, lorsque la société mère Belgacom l'a vendu en toute discrétion. En novembre, le centre de données subissait une panne, la faute étant dans un premier temps imputée à Belgacom, même si le CEO Salvatore Fiorenza était ensuite revenu sur ces affirmations, Belgacom précisant clairement qu'ils n'avaient pas respecté les accords.

Pour le secteur, le sort de Datahouse Belgium n'est pas une surprise. "Le datacenter n'était pas viable, dès le moment du rachat", indique Laurens Van Reijen, managing director de LCL. Il était lui-même intéressé au départ par le centre de données, mais il s'était finalement retiré. "Les contrats n'étaient pas rentables et Scarlet avait fait des économies sur la maintenance, de sorte que des investissements énormes étaient nécessaires."

S. Fiorenza déclarait pourtant voici un an encore à Data News que de gros investissements et des changements avaient été réalisés depuis le rachat. L'entreprise devait toutefois faire face au caractère fermé du marché belge des télécoms.

Selon L. Van Reijen, Scarlet pratiquait à l'époque des tarifs inférieurs au prix du marché, ce qui ne laissait pas de marge pour des investissements. "Les prix plancher qui étaient pratiqués ne permettaient pas une exploitation durable", précise-t-il.

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