Craigslist et Reddit bannissent les petites annonces personnelles après adaptation d'une loi

26/03/18 à 13:34 - Mise à jour à 13:34

Source: Datanews

Une loi anti-prostitution aux Etats-Unis aura probablement des effets pour les exploitants de nombreux sites web. Craigslist et Reddit ont en tout cas déjà fermé leurs sections 'petites annonces personnelles'.

Craigslist et Reddit bannissent les petites annonces personnelles après adaptation d'une loi

© Frédéric Pauwels

Craigslist, l'un des principaux sites de petites annonces au monde, a fermé son service d'annonces personnelles. La nouvelle loi anti-prostitution qui vient d'être votée au Congrès américain, rend en effet trop risqué le maintien de la section, selon Craigslist dans un communiqué. "Chaque outil ou service peut être abusé. Comme nous ne pouvons prendre le risque de mettre en danger tous nos autres services, nous sommes désolés de devoir supprimer les petites annonces sur Craigslist." Le forum en ligne Reddit est lui aussi en train de bloquer ses pages à l'intention et émanant des travailleurs du sexe.

Il s'agit là de deux réactions à la nouvelle loi FOSTA (Allow States and Victims to Fight Online Sex Trafficking Act). Cette dernière permet d'accuser des sites web de 'faciliter' la traite des êtres humains et la prostitution, en hébergeant par exemple des annonces en faveur de la prostitution. La loi a été votée ce mois-ci et s'applique aussitôt à l'ensemble des Etats-Unis. Les exploitants d'un site web 'facilitant' la prostitution peuvent se voir infliger des amendes et des peines de prison.

Jusqu'à présent, il était impossible de punir des sites web, tels des forums et des services de recherche, pour ce que les utilisateurs mettent en ligne. Ce qu'on appelle la Section 230 du Communications Decency Act (CDA), une loi qui règle depuis 1996 de grandes parties du trafic internet aux Etats-Unis, ne tenait pas les sites web pour responsables du comportement des internautes. La loi FOSTA le prévoit, elle, spécifiquement pour la prostitution. Elle a cependant fait l'objet d'une forte opposition un peu partout dans la Silicon Valley, notamment de la part de Google et de Facebook, des services qui affirment qu'elles ne peuvent être considérées responsables des inepties postées par leurs utilisateurs.

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