Cognos a elle-même sollicité l'intérêt d'IBM

18/12/07 à 11:30 - Mise à jour à 11:29

Source: Datanews

Ce n'est pas IBM qui a effectué les premiers pas vers Cognos, mais bien l'inverse. Voilà ce qui ressort d'un document récemment introduit auprès du cerbère boursier américain SEC.

Ce n'est pas IBM qui a effectué les premiers pas vers Cognos, mais bien l'inverse. Voilà ce qui ressort d'un document récemment introduit auprès du cerbère boursier américain SEC.

Cognos a elle-même invité IBM à réfléchir à un rachat. L'information issue de la documentation SEC et consultée par le magazine américain Computerworld, est étonnante dans la mesure où elle ne cadre pas avec l'attitude stricte adoptée par la société canadienne Cognos au sein d'un marché en nette consolidation. Rob Ashe, le CEO de Cognos, avait en effet toujours insisté sur l'indépendance de son entreprise et ce, jusque peu avant sa reprise par IBM.

La vérité qui se dissimulait derrière ces propos semble donc être totalement différente. Depuis la mi-2006 déjà, Cognos négociait en fait avec d'éventuels repreneurs. Une 'entreprise X' aurait pris contact avec Cognos le 19 juillet 2006 déjà à propos d'un éventuel rachat. En novembre 2006, les négociations s'interrompirent du fait que Cognos estimait le prix insuffisant. En décembre, Cognos a elle-même sondé l'intérêt d'IBM, à l'entendre pour disposer d'une alternative stratégique au cas où l'entreprise X ou un autre acheteur se manifesterait de nouveau. Or l'entreprise X n'a pas voulu augmenter son prix, ce qui a fait définitivement capoté la reprise.

En janvier 2007, Rob Ashe et Ambuj Goyal, le patron de la division 'information management' chez IBM, se sont réunis. Au début, l'entretien porta sur des partenariats et ce n'est qu'en septembre de cette année que les projets de rachat se sont concrétisés. IBM proposa d'abord 50 dollars par action, une offre qui fut immédiatement rejetée par Cognos. Lorsqu'IBM proposa ensuite 57 dollars, Cognos réagit en déclarant qu'elle accepterait 58 dollars par action. L'accord, d'une valeur totale de quelque 5 milliards de dollars, fut finalement signé le 11 novembre.

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