Ce sont les Français qui utilisent le plus l'économie partagée

05/05/17 à 10:14 - Mise à jour à 10:14

Les Français recourent le plus souvent à ce qu'on appelle l'économie partagée qui s'impose de plus en plus ces dernières années par le truchement de plates-formes telles Uber et Airbnb, comme il ressort des chiffres publiés par la Commission européenne. Cette dernière a voté hier en faveur d'une proposition de loi intégrant des mesures en vue de réglementer le marché.

Ce sont les Français qui utilisent le plus l'économie partagée

a été le fer de lance de l'économie partagée, y compris pour ce qui concerne les innovations dans le domaine des transports auxquelles nous assistons aujourd'hui. © PG

Parmi la population française, 36 pour cent ont déjà effectué des transactions via ce type de plate-forme en ligne, selon la Commission européenne. Aux Pays-Bas et en Belgique, on en est respectivement à 12 et 8 pour cent. Les quatre activités les plus populaires sont la location ou l'échange d'une habitation, le financement participatif (crowdfunding) et le partage d'une voiture. Les revenus des plates-formes ont progressivement crû ces dernières années pour passer de 10,2 milliards d'euros en 2013 à 15,9 milliards en 2014 et à 28,1 milliards en 2015.

Zones d'ombre

Hier, la Commission Marché Interne du Parlement européen a présenté un rapport reprenant des propositions en vue de réglementer ce marché en croissance. Selon cette commission, le succès de l'économie partagée génère aussi des préoccupations quant aux droits des travailleurs et à la concurrence déloyale vis-à-vis des entreprises traditionnelles qui doivent, elles, s'en tenir à des exigences légales plus strictes.

Il s'agit donc de réglementer les zones d'ombre. Des conditions de travail correctes doivent s'appliquer à tous les travailleurs de l'économie partagée, lesquels doivent être protégés comme il se doit.

En outre, il faut trouver des critères effectifs permettant de distinguer les citoyens individuels, qui proposent des services de temps à autre, des 'professionnels'. Les mêmes règles fiscales devraient également s'appliquer à tous les fournisseurs de ce genre de services.

Lors d'une session plénière du Parlement européen qui aura lieu en juin, un vote interviendra à propos du rapport approuvé par la commission. (IPS)

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