Catastrophiques, les plans de reprise après sinistre

22/11/07 à 09:30 - Mise à jour à 09:29

Source: Datanews

Les scénarios mis en place par les managers IT en cas de 'calamités', comme on les appelle, risquent en général de s'avérer de véritables fiascos. La raison en est la manière insuffisante avec laquelle ces plans sont testés.

Les scénarios mis en place par les managers IT en cas de 'calamités', comme on les appelle, risquent en général de s'avérer de véritables fiascos. La raison en est la manière insuffisante avec laquelle ces plans sont testés.

Le spécialiste de la sécurité Symantec a interrogé 1.088 managers IT (dont 105 au Benelux) dans le monde entier à propos de leurs plans de reprise après sinistre ('disaster recovery'). Ces scénarios sont prévus en cas de catastrophe naturelle, de pannes informatiques, d'attaques de virus ou d'actes de terrorisme. Les conséquences de l'arrêt des systèmes informatiques peuvent en effet être lourdes, et les personnes interrogées en sont bien conscientes. Et de citer notamment une atteinte à la réputation de leur entreprise, la perte de clients fidèles et un affaiblissement de la position concurrentielle.

La moitié des managers IT interrogés environ ont déjà dû appliquer leur plan de reprise après sinistre. Pourtant, la plupart de ces plans n'ont pas été testés correctement. 88 pour cent des managers IT ne les ont en fait testés que sur un seul danger potentiel quelle que soit l'importance du risque de la situation d'urgence et quels que soient ses effets. Seuls 4 managers IT sur 10 ont expérimenté leur plan pour tous les périls possibles. Il n'est donc pas étonnant que 48 pour cent des personnes interrogées aient répondu que le test a échoué, soit à cause d'une technologie déficiente, soit suite à des erreurs humaines.

"De la réaction à d'éventuelles situations d'urgence dépendent par la suite aussi bien la pérennité de l'entreprise que carrément sa disparition", commente Carla Arend du cabinet d'analystes IDC. "Mais cette étude indique cependant que dans le monde, beaucoup d'entreprises n'ont pas encore pris le problème suffisamment au sérieux."

Nos partenaires