"Besoin d'un pacte international de non-agression en matière de cyber-armes"

06/03/12 à 12:29 - Mise à jour à 12:29

Source: Datanews

"Les gouvernements du monde entier doivent se pencher conjointement et dans l'urgence sur les cyber-armes. Tout comme les armes atomiques, il est temps en effet d'élaborer un pacte international de non-agression." Eugene Kaspersky, fondateur et CEO de l'entreprise de sécurité Kaspersky Lab, n'a pas mâché ses mots au salon CeBIT d'Hanovre: le cyber-conflit et le cyber-terrorisme sont les phénomènes les plus inquiétants dans le monde d'internet. "Mais lancer une cyber-attaque sur un pays vous revient comme un boomerang. La victime tire les leçons de l'attaque et réagira toujours. Ensuite, c'est l'escalade. Il ne m'étonnerait du reste pas que l'Iran prépare à présent des cyber-attaques contre Israël (Kaspersky se réfère ici à l'attaque Stuxnet sur une centrale nucléaire iranienne, qui fut attribuée par des spécialistes à Israël, ndlr)."

"Besoin d'un pacte international de non-agression en matière de cyber-armes"

"Les gouvernements du monde entier doivent se pencher conjointement et dans l'urgence sur les cyber-armes. Tout comme les armes atomiques, il est temps en effet d'élaborer un pacte international de non-agression."

Eugene Kaspersky, fondateur et CEO de l'entreprise de sécurité Kaspersky Lab, n'a pas mâché ses mots au salon CeBIT d'Hanovre: le cyber-conflit et le cyber-terrorisme sont les phénomènes les plus inquiétants dans le monde d'internet. "Mais lancer une cyber-attaque sur un pays vous revient comme un boomerang. La victime tire les leçons de l'attaque et réagira toujours. Ensuite, c'est l'escalade. Il ne m'étonnerait du reste pas que l'Iran prépare à présent des cyber-attaques contre Israël (Kaspersky se réfère ici à l'attaque Stuxnet sur une centrale nucléaire iranienne, qui fut attribuée par des spécialistes à Israël, ndlr)."

Kaspersky estime qu'il convient par conséquent de créer une organisation internationale destinée à réguler et neutraliser ces façons de mener la cyber-guerre. Il a lui-même déjà pensé à lui donner un nom: 'ISCO', l'organisation de cyber-sécurité internationale. "J'ai déjà soumis mon idée aux Nations Unies qui n'étaient pas contre. Mais c'est moi qui joue finalement les Cassandre", a déclaré un Kaspersky ricanant, en faisant référence au personnage mythique qui avait reçu le don de la prophétie, mais que personne ne croyait. "Et vous savez quelle est la première règle en matière de sécurité: Don't kill Cassandra!"

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