Besoin d'explications à propos de la version européenne Vista

13/09/06 à 00:00 - Mise à jour à 12/09/06 à 23:59

Source: Datanews

Le cabinet d'analystes Ovum exprime, dans le sillage de Bruno Segers, son inquiétude à propos des nouvelles ingérences de la Commission européenne dans le lancement de Vista. Le risque existe en effet que Microsoft lance sur le marché une version européenne de Vista exempte de logiciel de sécurité.

C'est le patron récemment démissionnaire de Microsoft Belux, Bruno Segers, qui, dans sa lettre ouverte adressée au commissaire européen Neelie Kroes, avait répondu par de grands points d'interrogation aux questions posées par la Commission européenne. "De source bien informée, j'apprends que Microsoft est prête avec Windows Vista E, la version européenne de Vista, qui [...] répond à toutes les 'doléances' des concurrents. Cette version sera plus chère car elle contient le lecteur PDF d'Adobe. Jusqu'à aujourd'hui, celui-ci est disponible gratuitement pour tous, mais Microsoft devrait toutefois s'en acquitter chez Adobe ... Comprenne qui pourra. La version sera moins sûre parce qu'elle ne contiendra pas de logiciel anti-virus. Symantec s'estimera en effet lésée si Microsoft souhaite concevoir du logiciel plus sûr ... Comprenne qui pourra."Microsoft elle-même a à présent aussi officiellement exprimé son inquiétude à propos des questions posées par la Commission européenne: "La sécurité est l'un des principaux soucis des clients européens. Nous espérons par conséquent que la Commission n'exigera pas le retrait de ces importantes fonctionnalités [dans Windows Vista]".L'entreprise reçoit à présent le soutien du cabinet d'analystes Ovum. "La version Windows XP exempte de Media Player s'est à peine vendue. Une version de Vista exempte des fonctionnalités de sécurité sera, selon nous, encore moins performante. L'UE doit par conséquent être très précise et très claire dans ses exigences. Le risque qu'elle déstabilise le marché, est en effet réel, sans que cela soit un avantage pour le consommateur.""Et", poursuit Ovum, "s'il faut quand même intervenir, il est urgent qu'on se mette d'accord sur un planning clair, sur une série de raisons valables justifiant l'intervention et sur l'objectif que la Commission espère ainsi atteindre."

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