Base souhaite une réduction des tarifs de terminaison concurrents

29/03/06 à 00:00 - Mise à jour à 28/03/06 à 23:59

Source: Datanews

L'opérateur GSM Base accepte en gros la proposition faite par le régulateur télécoms lelge, l'IBPT, de réduire progressivement ses tarifs de terminaison, mais estime que les prix pratiqués par Proximus et Mobistar doivent diminuer fortement et immédiatement.

Le régulateur, l'Institut Belge de la Poste et des Télécommunications, a élaboré une proposition visant à faire nettement baisser les tarifs de terminaison et donc aussi les prix facturés aux utilisateurs finaux au cours des deux prochaines années. Le tarif de terminaison est ce qu'un opérateur téléphonique fixe ou GSM doit payer pour le traitement d'un appel sur le réseau d'un opérateur mobile concurrent.Ces tarifs divergent sur la base de la part de marché et de l'amortissement du réseau. C'est ainsi que Proximus facture aujourd'hui 12,66 cents par minute. Chez Mobistar, il s'agit de 15,98 cents et chez Base de 19,60 cents par minute. C'est là beaucoup d'argent puisqu'on évalue le montant total à quelque 800 millions d'euros par an.L'IBPT souhaite donc réduire progressivement ces tarifs. Pour le traitement d'un appel, Base pourrait encore facturer 10,41 cents en juin 2008, Proximus, 6,56, et Mobistar, 8,21. Proximus a déjà réagi négativement en affirmant que Base serait trop longtemps protégé et que l'écart entre les tarifs des deux opérateurs ne ferait qu'augmenter. Non, répond Base: "Nous nous accommodons en gros de la proposition, mais nous trouvons que les tarifs de Proximus et de Mobistar doivent à présent déjà diminuer jusqu'au niveau où ils devront se situer en juin 2008", déclare le directeur juridique Marc Van Asbroeck. A l'entendre, Base ne prend à son compte que 17 pour cent de tout le trafic de terminaison: "Nos clients continuent donc de payer pour contribuer au bénéfice de Proximus et Mobistar."L'IBPT souhaiterait trancher avant l'été encore, mais avant, la proposition doit encore passer par le Conseil de la Concurrence et par la Commission européenne.

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